Qui suis-je?

Nom :Louise  
Centres d’intérêt :Paris, Paris et puis Paris aussi, ses restaurants, ses bistrots, ses terrasses…
Parisienne je suis devenue, parisienne je resterai.
P1000568-copie-2.JPGS'expatrier à la campagne, s'exiler au soleil, rêver de lendemains champêtres où les oiseaux vous réveillent, très peu pour moi. J'aime rouler dans les rues de Paris le nez au vent sur ma guêpe (mon scooter, un cadeau de mon fiancé) voir
la Tour Eiffel s'allumer et puis s'éteindre et humer l'air de la Seine sur les quais. 
Mon fiancé, The "G" est la plupart du temps à mes cotés dans mes découvertes gastronomiques. Il est presque plus exigeant que moi. Si, si c'est possible. Nous sommes souvent accompagnés de la Princesse A, sa soeur chérie et de son mari, qui nous regardent comme des "aliens" lorsqu'il s'agit de choisir un restaurant.

Le BFB 0%

Je suis
…plutôt du genre "tout ou rien". Lorsqu'il s'agit de se restaurer comme en tout. Donc, après plusieurs jours de plaisirs, de délices, de dîners ou de déjeuners, lorsque je suis bien obligée comme chacun de remettre à niveau mon système interne, je me mets à la diète sévère. Mais alors, TRES sévère pendant une journée. Mon traitement express tient en quelques petits mots « BFB 0% » pour Bouillon Fromage Blanc 0%.Fromage-blanc.JPG
 
Cest vraiment simple :
-          Matin au petit dej : Fromage blanc 0% avec fruits ou compote ou miel
-          Midi : Bouillon + fromage blanc 0% + crudités genre concombre + plein d’herbes fraîches + poivre au moulin
-          Soir : Bouillon + fromage blanc aux crudités ou aux fruits
 
Avec ça si vous ne récupérez pas un estomac plat comme une feuille de filo, franchement je ne m’y connais pas. On peut évidemment apporter quelques variantes à la chose en remplaçant le bouillon par une soupe Miso et les fruits frais par quatre ou cinq amandes ou noisettes, ça dégonfle bien aussi. Après ça, on peut repartir vers de nouvelles aventures à Paris bien sur, avec mon fiancé of course et sur la guêpe, quelle question ! direction les macarons ou le mironton !

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Restaurants cas par cas

Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 11:17
Me…
…revoilà ! Je refais surface enfin après deux mois sans vie sociale (à cause de ma nouvelle école… Encore trois mois…) ou presque, et quelques agapes de fin d’année !
Alors, je vous la souhaite bonne cette année donc !
Qu’elle soit douce comme le miel, aussi rafraîchissante qu’une glace Berthillon un soir d’été, aussi nourrissante qu’un chocolat chaud d’Angelina, aussi, aussi, aussi…. Bref succulente, à déguster pendant douze mois à petites gorgées.
 
Je n’ai pas pris le temps de vous faire partager mes récentes découvertes, et pourtant j’en ai fait ! Je vais donc tenter de rattraper le temps perdu. Première étape, Pinxo (qui n’a pourtant rien de nouveau, mais je ne vous ai pas dit que nous allions plonger dans l’extrême nouveauté…)
 
Il y a des dîners comme ça qui se montent très vite, s’organisent en deux coups de cuillère à pot, de façon impromptue et puis d’autres qu’il faut prévoir un mois avant, annuler, décaler et qu’on ne fait finalement jamais.
Et bien ce soir là, ce fut rapide et efficace puisqu’à 18h00, Valérie m’appelait et à 21h00, nous arrivions au Pinxo, rue d’Alger. (Quand je pense que le 22, j’ai un dîner prévu depuis le mois dernier…bref…) pour dîner avec Paul, Valérie et Virginie.
 
Le Pinxo est logé dans un hôtel de la rue d’Alger. On n’en parle pas assez souvent de cette adresse elle mérite pourtant mieux que quelques lignes dans un guide touristique. C’est Alain Dutournier, chef et propriétaire du Carré des Feuillants qui mène la barque.
Arrivés avant nos amis, nous en avons profité pour déguster une coupe de champagne dans le petit salon bibliothèque dont la déco – goût international mais chaleureuse – tranche drastiquement avec le reste du restaurant plutôt dans le genre design, sobre, élégant et un rien japonisant. Après avoir vérifié discrètement auprès d’un personnel adorable que nous serions par la suite suffisamment éloignés de notre voisine d’apéro, qui se la « pêtait » en annonçant haut et fort des fréquentations de stars de la télé, nous avons rejoint notre table, à l’écart juste derrière le bar-plan de travail où étaient attablés quelques personnes, face aux cuisines largement ouvertes sur la salle. J’adore les voir travailler moi, les cuisiniers, les voir s’affairer, le geste précis, l’air concentré, ils ont presque de la grâce, je les trouve soudain tous beaux !
Mais passons aux choses sérieuses. Il a tout compris aux membres de ma tribu, le chef : les gourmandes à l’estomac mesuré. Les plats ici – d’où le nom du restaurant – sont présentés en trois petites portions, verrines, mini assiettes…. Comme les fameux pinxos basques, et ça c’est un pur bonheur car on peut tout goûter ou presque, en tout cas tout partager même si les garçons sont moins adeptes que nous de ce type de pratique. (Vous avez remarqué comme ils deviennent méchants lorsqu’on veut leur voler une toute petite bouchée dans leur assiette ???)
Ainsi rien que pour les entrées, j’ai pu goûté aux Cappuccino de potimarron, au crabe royal en rouleau végétal et aux chipirons sautés minute. Le tout était inventif sans être extravagant, précis, mesuré avec une note d’exotisme, des pointes de gingembre ici et là, tout ce que j’aime. Ensuite chacun a gardé son plat, moi du thon laqué aux endives, un plat qui alliait le doux et l’amer à la perfection, même si j’ai envoyé une fourchette baladeuse cherchée une saint jacques cuite à point dans l’assiette de the « G »…
Pour les desserts en revanche, on s’est lâché, tout était tellement bien précédemment, qu’on ne pouvait se décider. Alors on en a commandé 6 pour 5 personnes… Trop bon, la figue en crumble de noix, la brioche façon pain perdu et les petites verrines de tiramisu aux trois parfums…
 
Pas de reproches à faire à cette soirée délicieuse, très parisienne à deux pas de l’hôtel Coste, et teinté d’exotisme parce qu’entouré des touristes de l’hôtel.
Une table à garder également dans sa liste déjeuner boulot, c’est bien situé et parfait pour inviter des clients.
 
Pinxo
9, rue d'Alger - 75001 Paris
01 40 20 72 00
 
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 21:44

De…

…toutes évidences les déjeuners vous ont inspirés, vous avez été nombreux à m’envoyer vos commentaires pour Rose Bakery, un grand merci ! Je vous promets donc d’y retourner en semaine comme vous me l’avez recommandé.

 

Ceci dit, il m’a fallu trouver des alternatives pour les déjeuners, nous avons donc décidé par un samedi encore ensoleillé d’essayer Coco & Co, le spécialiste des œufs sous toutes leurs formes.

Direction Rive Gauche, au cœur de la zone shopping, situé dans le triangle Saint Germain- rue de Rennes – Rue du Dragon, une minuscule tanière toute de bois blanc, sur deux étages - ou plutôt sur un étage et demi tant le rez-de-chaussée est petit – très cosy, avec des tables au plateau d’ardoise où les enfants peuvent dessiner. Les craies sont fournies s’il vous plait, comme les journaux et magazines d’ailleurs, sur lesquels nous nous sommes jetés après s’être installés sur la mezzanine d’où je pouvais surveiller les allées et venues de tout le monde, c’était stratégique et parfait pour alpaguer le serveur si besoin. rez-de-chausse-coco.JPG

 

L’ambiance est très conviviale façon Saint Germain, moins bohème que le 9ème mais un peu plus internationale. On y arrive avec de beaux sacs de shopping qu’on tente de caser tant bien que mal entre les tables, un amoureux, un ordinateur portable ou des marmots très stylés. Le tout est accepté.

Bon, nous, nous sommes arrivés les mains dans les poches mais avec une faim de qui vient de faire son traditionnel samedi matin : footing, thé vert, lecture de la presse j’en passe et des meilleurs.

 

Aussi à peine arrivés, nous avons épluché la carte présentée sur un très grand tableau et ce fut difficile de choisir. Surtout pour mon fiancé.

The « G » comme d’habitude m’a demandé vingt fois « qu’est ce que tu me recommandes ?? » comme si c’était moi qui avait conçu la carte… Il faut dire que le choix est vaste : omelettes, œufs cocotte, œufs brouillés, œufs bénédicte, œufs au plat ou à la coque, salades, le tout au jambon, au saumon ou aux légumes, en formule brunch ou petit déj… Finalement il a opté pour des œufs brouillés aux champignons tandis que je choisissais une omelette aux courgettes. Elle est arrivée légère et crémeuse accompagnée d’une petite salade mélangée, de pommes de terre au four et de deux sortes de pain très frais. Ensuite nous avons englouti avec forces exclamations de contentement deux yaourts maison servis avec un financier et un thé parfumé d’une très bonne maison. Franchement c’était sain et délicieux. C’est le genre d’adresse salutaire qu’on devrait trouver dans chaque arrondissement, en bas de chez soi, pour s’y rendre en pyjama avec un manteau négligemment jeté sur les épaules. De soie, le pyjama, s’il vous plait.

Environ 20 €. Et ouvert le dimanche midi.

 

Coco& Co

11 rue Bernard Palissy, 75006

01 45 44 02 52

Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /2007 20:34
Après…
…le dîner d’hier soir, j’ai définitivement écarté la possibilité d’ouvrir un restaurant. Après avoir épluché 500g d’ognons rouges toute seule, j’ai tellement pleuré, qu’à l'arrivée de mes invités j’avais encore les yeux tout gonflés, et sans le 1/2 kg de citrons achetés en même temps, je serais sans doute encore avec les doigts violets et odorants.
Non, je vais encore réfléchir…
Samedi dernier, c'était un samedi d'automne avec un supplément de soleil bien agréable. Après nos traditionnelles activités lectures de la presse + thé au lit + jogging, nous avons donc chevauché la guêpe direction le 9ème pour découvrir celle dont tout le monde dit le plus grand bien: Rose Bakery.
Tout a donc commencé par une jolie ballade dans Paris munis du GPS de the "G" dont nous maîtrisons à présent le fonctionnement mais que je cachai sous le manteau en faisant mine de le consulter. Je préfère de loin me laisser guider par mon instinct et ma vue que par ce drôle de machin. S'abandonner au hasard des rues, hésiter, tourner, garder le nez au vent, lever les yeux vers le soleil et découvrir des architectures d'immeubles invraisemblables... C'est tout de même mieux que d'avoir la tête baissée et le regard rivé sur un écran. En plus je commence à connaître le quartier, c'est à deux pas de l'hôtel Amour. C'est vous dire si le quartier est branché.
 
Il faut donc passer les ors de l'Opéra, et l'église de la Trinité, puis grimper sur les hauteurs de Paris par la rue Notre Dame de Lorette avant d'arriver devant une toute petite devanture qui tient plus de l'épicerie que du restaurant. On ne peut pas réserver, on fait donc la queue à l'intérieur avec d'autres couples très bobo, tout en examinant les étagères qui croulent sous les fruits, légumes, produits anglais et bio. On y trouve même du jus de goji, cette baie très très mode chez les américains, aux propriétés anti-age, anti-tout. Pour le reste, on est en pleine anti-déco justement: des murs bruts vaguement blancs, un grand comptoir vitré lambda, type traiteur chinois, où restent deux plats de salade de pâtes et des gâteaux qui ont effectivement l’air sublime.
 
Ca va vite et très fort dans cet endroit, tout le monde court et s'active, ça bosse dur mais... ça sourit pas trop. Finalement, on obtient une petite table, enfin plutôt on partage une table avec deux autres couples - il vaut mieux ne pas avoir à parler de choses trop intimes - mais why not? ça pourrait être sympa. Oui, mais le bobo parisien du 9ème comme nous du reste, n'y va pas pour se faire de nouveaux amis. On se retrouve donc à éviter les sujets trop perso.
 
Bref, on s'installe, on commande, en évitant hélas les légumes et les salades - il n'y en a plus, c'est dommage, il est à peine 14H00 - et on se gave de très bon pain avec du très bon beurre en attendant. Mon plat est arrivé après 20 bonnes minutes d'attente: deux oeufs au bacon et un jus de fruits frais délicieux, poire, gingembre et pamplemousse. Le problème, c'est que celui de mon fiancé n'est jamais arrivé... J'ai donc avalé mes oeufs la mort dans l'âme avant qu'ils ne deviennent trop froids devant the "G" dont la patience vous le savez a des limites vite atteintes. Après plusieurs réclamations polies, il a craqué, nous sommes partis, avons traversé la rue pour acheter un sandwich sur lequel il s’est vengé, dans la pâtisserie en face, au demeurant très bonne.
Voila notre expérience Rose Bakery... La dame de la caisse s'est confondue en excuse mais je crois que nous n’y retournerons pas…
 
Rose Bakery
46 rue des Martyrs, 75009
01 42 82 12 80
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 22:37
Ha…
…la fashion week, en être ou ne pas en être...
 
Et bien je n'en étais pas mais il était difficile de l'oublier. Non pas parce que ce que nous n'étions pas invités aux défilés de l'avenue Montaigne, encore que cela pourrait être une bonne raison mais parce que pendant cette tragique semaine, il a fallu éviter certains lieux et restaurants ou plutôt se préparer à des refus dans quelques unes de nos adresses fétiches notamment Le petit Thiou, "overbooké" par des réservations de longues dates.
 
Un peu échaudés par notre dernière virée dans le 20ème, nous nous étions enfin décidés à tester CIBUS dans le quartier de l'Opéra, un quartier qui le soir venu n'est pas des plus attractifs, en se disant que là au moins, on serait tranquille. Je dis "enfin décidés" parce que nous avions déja tenté la chose il y a plus d'un an, mais une fois devant le resto, the "G" avait renoncé. Nous étions passés très vite avec la guêpe, la salle nous avait semblés vide et triste, bref nous avions fui. Il faut dire que rien n'est fait pour attirer le chaland, il faut vraiment prêter attention pour le trouver.
 
J'avais donné rendez vous à Corinne et Philippe, pas vus depuis l'hiver dernier. Il s'en passe des choses en un an, tellement de choses à se dire. Ils nous attendaient dans cette toute petite salle de 12 couverts. Oui, pas plus. Je ne pensais même pas que cela pouvait exister. Et encore, nous étions très serrés. Philippe avait à peine dit que le lieu n'était pas adapté aux groupes d'obèses en transit à Paris, qu'une très grosse dame s'est présentée à la porte, et c'est vrai que ce fut toute une histoire. The "G" a du se lever, nous avons pousser la table, pour qu'elle puisse se glisser après moult contorsions à la sienne. Je ne plaisante pas. Mais surtout la fashion week nous avait rattrapés. Il semble pour des raisons que j'ignore, que l'adresse soit culte auprès des "gens de la mode", généralement plus habitués à la crevette vapeur qu'aux tortellini à la ricotta mais bon... La salle était donc comble et nous nous sommes vite retrouvés bien entourés de grands cabas Chanel, de larges manteaux et de beaux garçons. Voila pour la clientèle.
 
Pour le reste, pas de carte. Les ténébreux serveurs vous annoncent dans le brouhaha ce que le patron a préparé en fonction du marché et ce soir là ce fut calamars aux courgettes, poulpe aux haricots verts et artichauts aux palourdes en entrée, puis spaghetti aux cèpes et raviolis farcis épinards ricotta pour moi. A l'énoncé, on salivait déjà, pas vous? Et bien la promesse fut tenue. C'était délicieux, d'une grande fraîcheur, et "comme à la maison". On imaginait bien la mama derrière ses casseroles. Seul regret, les assiettes étaient peu chargées, la faute à la Fashion week. Dommage, compte tenu du prix, qui frise les 70 euros par personne tout de même, lorsqu'on ajoute deux desserts à partager (moelleux tiramisu et crème au marsala et fruits rouges) et deux bouteilles d'un excellent chianti. Cela ne nous a pas gâté la soirée pour autant. Il nous en faut plus. Nous avons tout bu, tout mangé, beaucoup ri, beaucoup parlé, j'aime bien ces soirées d'automne, j'aime bien Philipe et Corinne.
 
CIBUS
5 rue Molière, 75001
01 42 61 50 19
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 22:30
Ce soir…
…là The « G » m’abandonnait pour un truc professionnel vraiment important. Après une partie de golf avec un client, le gagnant invitait l’autre chez Marius. Il y en a qui ont définitivement des jobs pénibles, non ?
Je décidais donc de dîner avec mon amie Elizabeth, une grande bringue qui, sans talons, frise le mètre quatre vingt, extrêmement chic, toute en jambes, ultramince, qui ne pourrait imaginer mettre le petit doigt dehors sans qu’il soit limé, nourri et parfumé. Avec sa voix rauque qui appuie tous les « A », sa démarche lente et chaloupée, ses cheveux au carré gris bien lisse, ses chapeaux, ses pantalons larges qui soulignent sa longue silhouette, elle a l’élégance un peu désuète d’une comtesse hongroise en goguette.
Les temps sont durs pour elle en ce moment. Aussi je me disais qu’un petit dîner arrosé d’un rouge très tannique serait le bienvenu pour faire le plein de sels minéraux et lui remonter le moral. L’air était doux, j’essayais de la convaincre de dîner en terrasse mais bien que blottie dans un châle, elle frissonnait.
Nous voilà donc parties toutes les deux, à pied, pour rejoindre le Café Max, moi trottinant à ses cotés, juchée sur de très hauts talons pour ne pas faire trop naine. Vous connaissez l’avenue de la Motte Picquet ? C’est une large avenue coupée en son centre par le Champs de Mars. Elle démarre populaire sous le métro aérien et finit très bourgeoise près des Invalides. C’est là que se trouve Valdo, à deux pas de la Tour Maubourg et du charmant petit square des Invalides. Il a repris ce restaurant, il y a presque trois ans, après d’austères négociations avec son précédent patron, aux rênes de son établissement depuis au moins trente ans. C’était une institution dans le quartier. (Pas toujours pour de bonnes raisons d’ailleurs. Il était bougon et un peu cracra…) Valdo est en passe de le devenir à son tour, pour de très bonnes raisons.
 
Le lieu est charmant, murs noirs, plafond rouge - oui je sais ça fait bizarre dis comme ça mais c’est vraiment très vieux Paris – grand bar, banquettes de velours, jolies tables nappées de blanc et lui, l’italien, que dis-je le vénitien, très chic en grand tablier noir qui virevolte parmi sa vingtaine de convives. La carte est courte et simple mais de belle facture avec comme dans toutes les bonnes maisons, le pain Poujauran. Nous avons donc commencé par une salade œuf poché et lardons et un millefeuille chèvre et tomates très très bien, suivis d’un saumon épinards pour moi et de drôles de pâtes fraîches farcis à la ricotta et dorées à la poêle pour elle. Le tout avec un Côte du Rhône facturé à la ficelle mais que nous avons dégusté jusqu’à la dernière goutte.
La salle était comble mais le service parfait. C’est une jolie adresse, parisienne en diable, et d’un très bon rapport qualité prix puisqu’il nous en a coûté 40 euros par personne avec deux cafés et un Kir bien rouge pour ma comtesse de copine.
 
Café Max
7 avenue de la Motte Picquet, 75007
01 47 05 57 66
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 21:56
Les soirées…
…parisiennes réservent parfois de délicieuses surprises. Lundi dernier anniversaire de Simone, notre papesse de la mode, créatrice d’une très jolie boutique de fringues à son image évidemment, chic et bohème, rue Saint Simon. A ne pas confondre avec le bourgeois bohème, plus Nord Est que Rive gauche. Je ne connaissais pas grand monde. Nous étions là en terrain marqué « The G », puisque Simone est une de ses copines de collège, c’est vous dire combien cela aurait pu être difficile, mais ce genre de situation ne m’affole plus.
 
Nous avions rendez vous chez Thomas, un petit restaurant de la rue de Bellechasse qui nous était réservé. Un décor de bistrot, un grand bar, une coupe de champ à l’arrivée, après nos deux heures de yoga, c’était peu orthodoxe mais trop bon! Ambiance très Rive Gauche donc, une trentaine de personnes, des filles au robe baby doll en foulard de soie et souliers vernis, des garçons de noir vêtu, un petit discours et hop tout le monde à table pour un menu simple mais frais et de bonne facture : carottes au cumin, tagine d’agneau au citron confit et aux fèves fraîches, suivis d’une tarte au chocolat, je suis une connaisseuse, elle était savoureuse. Adresse à retenir pour des soirées entre copains.
 
Le lendemain, sortie en célibataire pour un rassemblement d’anciens combattants d’une agence de pub où nous avons été nombreux à travailler il y a quelques années. Cette fois, virement de bord, cap au nord ouest, dans le 9ème. Lancée par mail deux semaines auparavant, l’invitation était supposée avoir été transmise à tous ceux avec lesquels nous étions chacun en contact. Sur le principe et le papier, très bonne idée. Dans la réalité, nous nous sommes retrouvés… 6 !
 
Peu importe, les 6 étaient très cool et ce fut l’occasion de découvrir ce minuscule bar-restaurant. Un décor très clair, quelques tables et un grand bar où nous nous sommes accrochés pour déguster de grands plateaux de smorrebrods. Des sortes de canapés au pain de seigle noir garnis de harengs marinés, saumon, crevettes ou tarama. C’était joli et délicieux.
Mais la semaine ne faisait que commencer…
 
Chez Thomas
64 rue de Bellechasse, 75007
01 45 51 74 61

Le César
34 rue de la Tour d'Auvergne, 75009
01 42 85 15 03
 
 
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /2007 16:44
Vendredi soir…
…grand jour : J’ai définitivement quitté mon petit bureau vitré donnant sur la Seine. Je l’aimais pourtant, ce bureau. Enfin, j’aimais la vue. Les arbres de l’Ile Saint Germain, les péniches, les oiseaux, les canards, les saisons qui défilaient…
 
The « G » pour fêter ça, ou plutôt pour décoincer la boule de gomme qui s’agrippait, là, dans mon estomac, avait décidé de m’emmener au Baratin. Un bistrot, cave à vin du 19ème arrondissement dont tout le monde dit grand bien. Nous voila donc partis sur la guêpe, emmitouflés dans nos doudounes d’hiver tant le week-end s’annonçait mal question météo, le GPS du nouveau téléphone de mon chéri serré contre moi avec pour mission de lire les instructions pendant qu’il conduisait. Je lui avais pourtant dit que je savais parfaitement aller jusqu’à la rue Jouye Rouve mais peine perdue, il voulait tester la chose.
 
Ca pour tester, on a bien testé. Pour sortir du 7ème, je m’en suis sortie mais lorsqu’on a débarqué rue Lafayette, une des rues les plus rectilignes de Paris et que la chose m’indiquait obstinément de tourner à droite dans la rue Lafayette alors qu’on y était depuis plus de 800 m, ça a failli tourner à l’engueulade ! Bref, après plusieurs demi-tours, quelques km supplémentaires, un arrêt sous un lampadaire parce que « tu n’y vois rien et tu n’y comprends rien, toi, passes le moi » nous sommes arrivés 25 mn trop tard au Baratin qui avait déjà donné notre table…
 
Trouver une solution de repli à 21h30 en plein 20ème ? Et bien nous l’avons fait ! La Boulangerie nous a accueillis les bras ouverts et c’était comme la dernière fois, absolument délicieux, du début (fromage de tête maison, radis noir) jusqu’à la crème brulée au citron en passant par la souris d’agneau au gratin pommes de terre-champignons. On donne pas dans le léger certes mais c’est le genre de nourriture terrestre qui vous tient à l’estomac, vous parle franc et qui réconcilie avec la vie après une déambulation dans Paris, des prémices de disputes et un début de mauvaise humeur propre au « G » ! Parfait donc.
 
En fait ce n’était pas de la Boulangerie dont je voulais vous parler (l'article est déja fait voir rubrique "restaurants cas par cas") mais de notre déjeuner du samedi. Nous avons testé pour vous une sorte de déjeuner thématique, en l’occurrence le « déjeuner avec enfants ». Par la suite, nous pourrions faire, vélib oblige, le « déjeuner à vélo » ou bien encore le « déjeuner avec beaux parents », les thèmes ne manquent pas quant on est inventif…
 
Bref, Vanessa et Bruno, deux enfants au compteur, nous avaient donnés rendez vous chez Bonpoint, le magasin de vêtements pour enfants jolis comme des images, une sorte de Colette pour les petits de l’homme où le moindre article coûte un « bras » comme dirait ma copine Nat, car dans ce superbe hôtel particulier de la rue Tournon, ils ont aussi ouvert un restaurant.
 
C’est le genre de lieu qui vous donne soit une envie pressante d’avoir des enfants soit vous en dégoute à jamais. (Je vous laisse imaginer ce qu’en a pensé mon fiancé….). Une carte courte très brunch ou goûter, avec quelques accents italiens dans laquelle nous avons choisi un millefeuille à l’aubergine, une assiette roquette-parme-parmesan et des lasagnes artichaut et truffe, délicieuses bien qu’un peu tièdes, des œufs coque pour les enfants, une panna cotta et un fromage blanc framboises fraiches pour moi.
 
Tout ça était sans surprise mais de bonne facture avec un service d’une grande gentillesse, à la mode sarde, la nationalité de notre charmant serveur - un peu débordé cependant, on sentait le manque de personnel - le tout dans une sorte de cave à voutes toute blanche, en demi étage, dont les fenêtres donnaient sur le jardin intérieur à condition de franchir quelques marches. Un très joli lieu, élégant et bon enfant avec des livres et des jouets pour les enfants. Pour eux, c’est le paradis. Franchement je me disais qu’enfant, j’aurais adoré que mes parents m’emmènent ici. Mais…
 
Car il y a un « mais ». Imaginez ce que peut donner le concert des cris d’enfants, des rires des uns, des larmes des autres, associés aux bruits des chaises que l’on traîne sur le sol, aux avertissements des parents voire des disputes, des conversations des adultes obligés d’hausser la voix pour s’entendre, dans un lieu clos aux murs vides et fenêtres fermées… ASSOURDISSANT ! Et je mâche mes mots. Bref en deux heures the « G » avait épuisé son capital tolérance d’enfants d’au moins deux ans - dommage pour les suivant. Moi, j’étais mi-amusée mi-agacée, mais contente de l’avoir fait même si je ne le recommande qu’en cas de présence d’enfants en bas âge.
 
 
La Boulangerie
15 rue des Panoyeaux, 75020
01 43 58 45 45
 
Bonpoint
6 rue de Tournon, 75006
01 40 51 98 20
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /2007 14:56
Ce…
…que j’aime, moi, dans la vie, c’est l’alternance. En gastronomie comme en tout.
La douche froide après un bain brûlant, les jours de soleil après l’hiver, le doux après l’amer, le très chic après le très rustique… Ca évite la lassitude et on apprécie plus l’un, si l’on a déjà bien savouré l’autre.
 
Après le bourgeois Marius, il serait bien me disais-je, de se frotter au populaire d’un bon bistrot. Ce soir là Princess A, son mari, mon fiancé et moi, nous étions donnés rendez vous au vernissage d’une belle exposition d’Albert Watson, grand photographe. Pas d’alternance ou de diversité en ce qui concerne la faune présente, elle était d’une grande uniformité, plein de bobo parisiens, de filles court vêtu et de garçons aux cheveux ébouriffés comme je les aime. Une foule compacte se pressait dès le trottoir, vers un point précis, à l’intérieur de la galerie, le buffet. Ensuite un long couloir de verres dressés se mouvait lentement le long des murs, formait une boucle et repartait vers la sortie où l’on croisait les entrants, les mains encore vides. Nous avons donc suivi le serpent, distribué quelques bisous sonnant, adressé de loin de petits signes de la main, puis comme les autres, nous nous sommes retrouvés dans la rue, 21h00 passées en se demandant où aller dîner. J’avais prévu le coup évidemment, j’ai donc sorti mon joker : L’os à Moelle ! Avec un nom pareil j’étais sure de convaincre au moins les garçons.
 
Encore un bistrot du 15ème arrondissement, encore un dont tout le monde parle, encore un ancien d’une grande maison, le Crillon, bref encore un vrai cuisinier, un vrai chef. Direction porte de Versailles ou presque, rue Vasco de Gama, autant dire le désert de Gobi. Arrivée vers 21h45, ce qui ne pose pas le moindre problème existentiel au patron qui sert jusqu’à 23h00 et commande immédiate d’un Beaumes de Venise, avant même de consulter la carte et d’apprécier le lieu.
 
Bon, on peut le dire, la salle est assez laide avec ses murs jaunes violents et sa déco qui hésite entre le méditerranéen et le n’importe quoi. Mais on a à peine le temps de la détailler, qu’on vient nous présenter la carte, et là soudain mon ciel intérieur s’obscurcit, la formule 4 plats est obligatoire !
 
Dîner tard, ma nouvelle religion nourrie des lectures de la presse féminine de l’été, me l’interdit. Je fais évidemment des exceptions mais bon, en plus avec des plats de bistrot et une formule destinée à vous gâver, non, là, franchement, j’ai soudain des doutes sur mon choix. Je sens le regard noir assassin de Princess A qui me chauffe, et je me dis que je vais devoir courir deux tours de Champs de Mars en plus le lendemain pour digérer la chose. Mais, très aimable, le patron accepte cependant que les filles puissent ne prendre qu’un plat. On respire…
 
Je regarde attentivement l’ardoise, je constate que pour chaque plat, il y a au moins deux alternatives appétissantes, et là, lâche que je suis, j’abdique, je jette l’éponge, et je prends… TOUT ! La suite des 4 !
 
La petite salade, le rouget, la hampe de bœuf et les mirabelles rôties avec la glace au fromage blanc, j’ai tout pris, et même gouté le foie gras de the « G ». C’était formidable ! Les bonnes proportions, une présentation sans chichi mais raffinée, des assiettes jolies comme tout, des produits de grande qualité (notamment du bon pain) et un service pas toujours très chic « Msieurs/Dames », mais plein de gentillesse, le tout pour 40 euros.
 
Après le charme désuet de Marius la semaine dernière, je voulais du vrai bistrot. Je l’ai eu certes, pour la forme, mais dans le fond, cette cuisine là, c’est une vraie cuisine sophistiquée et très moderne, bien plus que la déco du lieu ne le laissait supposer.
 
Sur le trottoir d’en face une bande de joyeux lurons avait l’air de bien s’amuser dans l’adresse sœur « La cave de l’Os à Moelle ». Renseignement pris, il s’agit de la même cuisine, avec une formule buffet et table d’hôte. A entendre les rires qui s’en échappent, on s’est promis de revenir.
3, Rue Vasco de Gama, 75015 
Paris
Tel : 01 45 57 27 27
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /2007 18:28
On…
…dirait que Paris vit son second été cette année. Le vrai ? Comme si déçu de partir, il s’en allait à regret en laissant traîner derrière lui quelques petits jours ensoleillés. Un week end d’enfer donc. On s’est gorgé de lumière et de chaleur avant l’automne. Dès vendredi soir le ciel s’était éclairci, aussi pour fêter leurs 11 ans de mariage, Princess A et son époux avaient choisi de nous emmener, la présence de la terrasse aidant, chez Marius. Il y a pire comme adresse, non ?
 
Après la traditionnelle coupe de champagne chez eux, le temps de faire le point sur nos semaines respectives (« Et toi le boulot ? C’est comment ? Ah bon ? Nous ? Non, ça va. Tu cours toujours ? Ah Bon ? Tu les tiens, tes résolutions ? Tes restos ? Des nouveautés ? ») nous avons rejoint le seul coin vivant du sinistre boulevard Murat, hors période de match au Parc des Princes. A coté du grand lycée Claude Bernard et face au long mur de pierres du cimetière - on se croirait dans une ville de province désertée à la nuit tombée – seules brillent les lumières extérieures de la terrasse, on n’est content d’arriver.
 
Cette adresse, c’est le charme discret de la bourgeoisie personnifié.
Dehors attendent les berlines et coupés sombres, à l’intérieur la salle est tout de miel et d’ambre, la clientèle a sorti sa soie et sa flanelle, l’ambiance y est feutrée, le niveau sonore peu élevé et l’atmosphère policée, mais le tout reste très chaleureux.
 
Le patron vous accueille dans son grand tablier immaculé et prend le temps de vous commenter sa pêche du jour, puisque j’ai oublié de le préciser, nous allons parler poissons, coquillages et crustacés. Et quelle pêche ! Nous, les filles, pour commencer nous avons décidé de partager des moules. Charnues, délicates et presque nues, l’ail et le vin blanc ne venant que très légèrement rehausser leur naturel, c’était le choix à faire. Un goût de vacance à la mer en plein 16ème. Les calamars à la provençale avec leur petite salade n’étaient pas en reste. Ensuite j’ai innové avec un thon à la thaï dont le coté exotique aurait pu être un peu plus prononcé à mon goût, mais bon, l’idée n’est pas de bousculer les habitudes du client ici. La philosophie de la maison c’est que le produit est roi, évidemment de grande qualité, qu’il avance à découvert, non caché derrière des tonnes d’artifices ou de saveurs. Le cabillaud vapeur comme celui rôti aux tomates étaient parfaits quand au dos de dorade sauvage avec une petite nage légère, mousseuse comme un sabayon, il était au-delà. Le tout était accompagné d’une cassolette de purée de pomme de terre à 20 000 calories la cuillère, c’est un gage de qualité quand on parle « purée », d’une autre d’épinards frais et d’un Menetou-Salon blanc. Quant au dessert : une simple coupe de framboises et fraises à picorer avec les doigts. Simple et raffiné, non ?
 
Lorsque nous sommes partis la salle était presque déserte, les sud africains venaient d’écraser les anglais par 36 à 0, notre humeur était de rêve et l’air était tellement doux que nous somme allés prendre un dernier verre et renouer avec nos vieilles habitudes à la terrasse du Tourville, près du Champs de Mars.
 
 
P1000563.JPG Restaurant Marius
85 Bd Murat, 75016
01 46 51 67 80
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 17:12

J’aimerais

…pouvoir dire que je n’en peux plus de la plage, du soleil, du sable dans les chaussures, des tongs et du rosé, mais ce n’est pas du tout le cas, et ce soleil inespéré pour cette rentrée me donne encore plus la nostalgie de mon été… Même si je suis heureuse d’être à Paris, heureuse de boire un café à la terrasse en bas de la maison, heureuse de retrouver mon marchand de journaux et mon boulanger, heureuse de rechausser mes sandales à plateformes et tout ce qui aurait été ridicule ailleurs, à Bali ou Biarritz, j’aurais bien re-signé pour quelques jours à la mer, là, maintenant tout de suite.

 

Mon fiancé m’a quitté lundi pour aller chez les nippons, j’ai donc décidé de me faire quelques journées très « fille ». J’ai démarré hier avec un déjeuner en compagnie de mon amie qui vient de terminer un voyage d’un an autour du monde avec mari et enfants. Après douze mois de découvertes, visites, rencontres… le tout avec sa meute très collée toute la journée, inutile de dire que le retour est traumatisant. Nous avons donc décidé pour lui mettre du baume au cœur, d’aller se faire gâter au San Francisco par une cuisine méditerranéenne pleine de soleil. P1000216.JPG

 

Le décor du lieu comme les peintures pseudo romaines de la petite salle n’ont pas du bouger depuis des décennies. Des tables de belles dimensions, de vraies nappes en coton rose comme dans les vieilles maisons des provinces italiennes, des serveurs tout de noir habillés et de délicieux gressini nous y attendaient. Nous avons été sages, pour fêter nos retrouvailles, nous avons choisi une San Pellegrino bien fraîche. Il y avait au moins des bulles…

 

A l’heure du déjeuner, l’ambiance est très « business ». Du fait de la proximité de France TV comme de TF1, la clientèle est très « Télé ». On y croise des présentateurs ou des hommes de l’ombre, des publicitaires et des annonceurs, et quelques habitués du quartier. On murmure, on rit, on s’esclaffe, ça bruisse de rumeurs. Le patron, lui, virevolte, salue, embrasse, mais il connait son monde et veille à ce que personne ne soit trop près d’un concurrent… ou d’un ennemi.

 

Dans cet océan confortable de complets gris et de tailleurs bien coupés, nous nous sommes résumés vitesse grand V une année écoulée. J’ai bien failli rater mon RDV de 15h00 tant nous étions prises par notre conversation. Bref, pour démarrer, j’ai choisi une assiette de légumes en antipasti. Ils sont particulièrement savoureux, ici, et d’une fraicheur irréprochable. Des haricots blancs frais à l’huile d’olive, quelques tranches de céleri rave coupées très fines comme du jambon, des courgettes en tagliatelles et des poivrons marinés… Un pur délice. Et pour continuer nous nous sommes partagés une assiette de spaghetti aux saint jacques et une papillote de thon à la tomate et aux artichauts. Alors évidemment on est loin de la nouvelle cuisine italienne. Ici on parle l’italien traditionnel, la sauce tomate du thon est en quantité, très parfumée et bien épaisse. Mais c’est réconfortant, ça tient au corps et c’est exactement ce dont nous avions besoin.

 

Nous avons terminé par des cafés bien serrés et des cantuccini aux amandes (vous savez ceux qu’on trempe normalement dans le vino santo) dont nous n’avons pas laissé la moindre miette, puis j’ai foncé sur ma guêpe, la jupe au vent, jusqu’à Boulogne, pour trouver ma chef qui m’attendait en sirotant un thé dans MON bureau. J’avais à peine dix minutes de retard…

 

Le San Francisco

1 place Mirabeau, 75016

01 46 47 75 44

 

Mais ce n’est pas fini ! Le soir même, je poursuivais avec un dîner de filles chez ma copine Magali (tigre qui pleure, pêche au four/sorbet framboise, un peu de Veuve pétillante et beaucoup de rosé) et ce soir je persiste : première partie de soirée : yoga entre filles, seconde partie dînette et… eau plate. Vivement qu’il revienne, mon fiancé…

 

Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Pourquoi faire?

Pourquoi faire ?
 
Parce qu’on l'avait dit mystique, et que même si je l'aurais bien vu érotique finalement j’ai décidé qu’il sera gastronomique ce XXIème siècle.
 
Comment choisir un restaurant à Paris, qui emmener et où. Le meilleur choix pour ma tante et son mari, ma belle mère, mes meilleures amies, mes collègues américains, mon fiancé, seul ou avec ses copains, ma fille, mon prof de yoga, ou mon ami d'enfance fan de rugby.
 
Mes adresses chouchou, mes restaurants favoris, mes bistrots préférés, bref tout sur mes ballades gastronomiques à Paris !

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