J’aimerais…
…pouvoir dire que je n’en peux plus de la plage, du soleil, du sable dans les chaussures, des tongs et du rosé, mais ce n’est pas du tout le cas, et ce soleil inespéré pour cette rentrée me donne encore plus la nostalgie de mon été… Même si je suis heureuse d’être à Paris, heureuse de boire un café à la terrasse en bas de la maison, heureuse de retrouver mon marchand de journaux et mon boulanger, heureuse de rechausser mes sandales à plateformes et tout ce qui aurait été ridicule ailleurs, à Bali ou Biarritz, j’aurais bien re-signé pour quelques jours à la mer, là, maintenant tout de suite.
Mon fiancé m’a quitté lundi pour aller chez les nippons, j’ai donc décidé
de me faire quelques journées très « fille ». J’ai démarré hier avec un déjeuner en compagnie de mon amie qui vient de terminer un voyage d’un an autour du monde avec mari et enfants.
Après douze mois de découvertes, visites, rencontres… le tout avec sa meute très collée toute la journée, inutile de dire que le retour est traumatisant. Nous avons donc décidé pour lui mettre du
baume au cœur, d’aller se faire gâter au San Francisco par une cuisine méditerranéenne pleine de soleil.
Le décor du lieu comme les peintures pseudo romaines de la petite salle n’ont pas du bouger depuis des décennies. Des tables de belles dimensions, de vraies nappes en coton rose comme dans les vieilles maisons des provinces italiennes, des serveurs tout de noir habillés et de délicieux gressini nous y attendaient. Nous avons été sages, pour fêter nos retrouvailles, nous avons choisi une San Pellegrino bien fraîche. Il y avait au moins des bulles…
A l’heure du déjeuner, l’ambiance est très « business ». Du fait de la proximité de France TV comme de TF1, la clientèle est très « Télé ». On y croise des présentateurs ou des hommes de l’ombre, des publicitaires et des annonceurs, et quelques habitués du quartier. On murmure, on rit, on s’esclaffe, ça bruisse de rumeurs. Le patron, lui, virevolte, salue, embrasse, mais il connait son monde et veille à ce que personne ne soit trop près d’un concurrent… ou d’un ennemi.
Dans cet océan confortable de complets gris et de tailleurs bien coupés, nous nous sommes résumés vitesse grand V une année écoulée. J’ai bien failli rater mon RDV de 15h00 tant nous étions prises par notre conversation. Bref, pour démarrer, j’ai choisi une assiette de légumes en antipasti. Ils sont particulièrement savoureux, ici, et d’une fraicheur irréprochable. Des haricots blancs frais à l’huile d’olive, quelques tranches de céleri rave coupées très fines comme du jambon, des courgettes en tagliatelles et des poivrons marinés… Un pur délice. Et pour continuer nous nous sommes partagés une assiette de spaghetti aux saint jacques et une papillote de thon à la tomate et aux artichauts. Alors évidemment on est loin de la nouvelle cuisine italienne. Ici on parle l’italien traditionnel, la sauce tomate du thon est en quantité, très parfumée et bien épaisse. Mais c’est réconfortant, ça tient au corps et c’est exactement ce dont nous avions besoin.
Nous avons terminé par des cafés bien serrés et des cantuccini aux amandes (vous savez ceux qu’on trempe normalement dans le vino santo) dont nous n’avons pas laissé la moindre miette, puis j’ai foncé sur ma guêpe, la jupe au vent, jusqu’à Boulogne, pour trouver ma chef qui m’attendait en sirotant un thé dans MON bureau. J’avais à peine dix minutes de retard…
Le San Francisco
1 place Mirabeau, 75016
01 46 47 75 44
Mais ce n’est pas fini ! Le soir même, je poursuivais avec un dîner de filles chez ma copine Magali (tigre qui pleure, pêche au four/sorbet framboise, un peu de Veuve pétillante et beaucoup de rosé) et ce soir je persiste : première partie de soirée : yoga entre filles, seconde partie dînette et… eau plate. Vivement qu’il revienne, mon fiancé…
... à Paris
... à Bali