Mardi 11 septembre 2007
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17:59
Enfin !
Il y a quelques
jours, nous avons enfin testé Le Troquet, dont je vous ai déjà parlé puisque c’est lui qui a lancé la déferlante « bistronomie » du XVème arrondissement sur laquelle d’autres surfent à
présent. C’était un dîner de rentrée avec un copain-de-20-ans de The « G », une autre vierge, parisien plus habitué aux grandes tables qu’aux petites de quartier, mais curieux de
nature.
J’adore ces
dîners de mise au point. On se raconte nos vacances – on les revit un peu aussi – on annonce nos résolutions de rentrée histoire de s’en convaincre – je vais courir tous les matins, puis je fais
10 mn d’étirements, je fais attention à ma consommation d’alcool – et on termine très tard, un verre de Pic Saint Loup à la main, la cervelle un peu embrumée en ayant déjà oublié la teneur des
dites résolutions, dans un état de béatitude totale.
C’était une douce soirée, nous avons donc pris la
guêpe à l’heure « ni chien ni loup », le temps de voir la tour Eiffel s’allumer puis suivi le métro aérien pour rejoindre la rue François Bonvin.
Première impression ? Bonne ! Une terrasse installée sur le trottoir, à l’intérieur des tables un peu serrées,
des serveuses affairées mais professionnelles et accueillantes et une ambiance sympathique de bistrot bien français et très traditionnel qui nous change du design des tables en vue du moment. La
grande vertu de Paris en matière de gastronomie est là, c’est l’alternance !
Nous avons choisi le menu dégustation
à 40 euros, c’était une bonne décision. Un exercice de style très réussi autour de la tradition basque : Un gazpacho bien frais, quelques saint jacques à la cuisson parfaite et poivrons
moelleux, un thon juste saisi avec quelques câpres, un boudin basque sur purée à tomber et deux desserts, non mais sincèrement que demander de mieux ? Le tout d’une fraicheur… « Mon
Mari, deux heures avant, il ne sait ce qu’il met dans le menu. Ca dépend du marché, du fridge et de son intuition » m’a dit avec un accent chantant son épouse. En sortant, il était tard,
nous l’avons croisé le chef. Il prenait son café au bar. Une stature de demi de mêlée, un regard pétillant et la poignée de main bien franche, on lui a dit au Chef, qu’on
reviendrait.
Le Troquet
21 rue François Bonvin, 75015
01 45 66 89 00
Les anglais viennent d’autoriser la
création de sortes de chimères embryonnaires mi-homme mi-bête à des fins d’études. Honnêtement je croyais que la nature s’en était déjà chargée. On connait tous au
moins une femme-oiseau ou un homme-cheval, non ? J’ai repensé à cette info lue il y a quelques jours, en courant dans le Champs de Mars tout à l’heure, à la vue d’une élégante
créature au long poil noir qui pissait dans une allée, gracieusement accroupie sur ses membres arrière, les deux pattes avant délicatement posées devant elle comme pour maintenir un fragile
équilibre. Le museau en l’air, le regard fuyant, genre "je ne vous vois pas, vous ne me voyez donc pas", elle avait l’air d’une vraie jeune fille.