Mercredi 5 septembre 2007
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Amis…
…bonjour ! C’est la rentrée, je suis de retour les papilles en vrille, la tête en attente de surprises et l’estomac prêt
pour de nouvelles aventures.
Bali avec the « G », c’était… à mourir : Plein d’expériences nouvelles, yoga dans la jungle, visites aux macaques
(j’adoooore les macaques) massage à deux au milieu d’une végétation débordante et vertissime, et bien sur expériences gustatives et gastronomiques ENORMES. Si vous y allez, prévenez-moi, inutile
d’en dire plus ici, personne ne va partir dès demain.
En revanche pour Biarritz, rien de nouveau à vous raconter, mon fiancé et moi y sommes restés trop peu de temps pour tester plus
de deux nouvelles tables dont franchement il n’y a rien à dire de bien, je fais donc l’impasse et passe mon tour.
Donc, aussitôt arrivés, c'est-à-dire lundi
dernier tout de même, les copains-dont-les-femmes-sont-encore-en-vacances se sont manifestés. Vous connaissez cette race de mâle ? Dès début juillet, ils arpentent l’œil guilleret un Paris
déserté par femmes et enfants à la recherche d’une liberté qui dès mi aout leur pèse terriblement. « Ah vous êtes là, ça vous dit une petite table pour se raconter les
vacances ?? » Oui, mais à condition que nous choisissions le resto hein, d’accord ?? Nous voilà donc attablés à trois dans une obscure rue du 15ième arrondissement, la
rue Rozenwald, juste en face du restaurant aux spécialités savoyardes bien connues (non, je plaisante… encore que compte tenu de la météo à Paris cet été, une petite raclette n’aurait pas été de
trop visiblement) au Grand Pan qui tire son nom d’une chanson de… Brassens bien sur.
Un joli petit
bistrot aux teintes bois et chocolat ouvert depuis peu par un des seconds du Troquet. Je vous l’ai dit
le 15ème est en passe de devenir la
Mecque du bistrot, nous avons testé pour vous le Cristal de sel avant de partir en vacances, nous serons dès jeudi prochain au Troquet avant de foncer à l’Os à Moelle prochainement, affaire à
suivre donc.
C’était l’adresse parfaite à faire avec un ou
plusieurs copains. Nous avons commencé par le récit des vacances et après avoir eu droit à l’accident de vive sur la plage de Bonifacio - franchement il n’en avait pas vu depuis plus de 10 ans -
qui va nous marquer une famille entière pour plusieurs générations au point qu’ils n’approcheront plus une plage sans méduse aux pieds - nous sommes directement passés à la carte, que dis-je au
tableau noir qui nous déroulait le menu du soir. C’est très simple le Grand Pan : on ne choisit pas son entrée, traditionnellement un velouté ou crème de légumes, ce soir là c’était un
savoureux gazpacho, et pour suivre une côte pour deux – de porc, de veau ou de bœuf – avec des frites-des vraies, au couteau s’il vous plait et petites salades ou… pour les papilles peu sensibles
au rouge de la viande comme les miennes, attention ça devient sérieux, on ne rigole plus : un homard breton avec verrine de petits légumes frais sautés au beurre, piquée des pinces du dit
animal, pour 40 euros.
Oui, vous avez bien lu, j’ai écrit « homard ».
Ca fait combien de temps que vous n’avez pas croqué dans la chair nacré de ce divin crustacé ? Honnêtement, il devient plus qu’inutile d’aller se farcir la pluie, les cirés jaunes et les
bottes de marins pour déguster la bête alors que s’en quitter Paris et sa tour Eiffel on vous le sert comme là bas. Pour autant, j’ai souvent louché sur l’assiette de mon voisin, sa côte de veau
dorée avait l’air d’un moelleux... mais je n’ai pas osé, trop bien éduqué, le voisin. Coté service, il est vif (presque trop...) et sérieux, pour le reste : de très jolies carafes
« design » et sobres abritent 100 cl (pour ne pas dire 1 litre, c’est moins class) ou 50 cl de vins sans chichi, à partir de 15 euros, le pain est signé Poujauran et le dessert, un
sablé aux fruits avec trois petits pots de crème fouettée était parfait à partager pour finir sur une note sucrée.
C’était simplement trop bon. Mais on
le sait, hein, faire simple et bon, c’est l’apanage des grands. Pour une rentrée donc, c’était une très bonne rentrée. Lorsque nous sommes sortis, on était très beaux à voir tous les trois. Tout
bronzés, mis de bonne humeur par la chaleur du dîner et la fraicheur du vin, mon fiancé était content d’avoir vu son copain et moi heureuse d’avoir eu mon homard.
Le Grand Pan
20 rue Rosenwald
75015 PARIS
T 01 42 50 02 50
Je ne vous parle même pas de la soirée la veille du départ de ma princesse partie pour un mois à l'étranger et avec qui nous avions décidé de tester La Romantica, bd de
la Tour Maubourg. Très cher, un peu chiche, donc il n'y a aucune urgence à y courir.