Qui suis-je?

Nom :Louise  
Centres d’intérêt :Paris, Paris et puis Paris aussi, ses restaurants, ses bistrots, ses terrasses…
Parisienne je suis devenue, parisienne je resterai.
P1000568-copie-2.JPGS'expatrier à la campagne, s'exiler au soleil, rêver de lendemains champêtres où les oiseaux vous réveillent, très peu pour moi. J'aime rouler dans les rues de Paris le nez au vent sur ma guêpe (mon scooter, un cadeau de mon fiancé) voir
la Tour Eiffel s'allumer et puis s'éteindre et humer l'air de la Seine sur les quais. 
Mon fiancé, The "G" est la plupart du temps à mes cotés dans mes découvertes gastronomiques. Il est presque plus exigeant que moi. Si, si c'est possible. Nous sommes souvent accompagnés de la Princesse A, sa soeur chérie et de son mari, qui nous regardent comme des "aliens" lorsqu'il s'agit de choisir un restaurant.

Le BFB 0%

Je suis
…plutôt du genre "tout ou rien". Lorsqu'il s'agit de se restaurer comme en tout. Donc, après plusieurs jours de plaisirs, de délices, de dîners ou de déjeuners, lorsque je suis bien obligée comme chacun de remettre à niveau mon système interne, je me mets à la diète sévère. Mais alors, TRES sévère pendant une journée. Mon traitement express tient en quelques petits mots « BFB 0% » pour Bouillon Fromage Blanc 0%.Fromage-blanc.JPG
 
Cest vraiment simple :
-          Matin au petit dej : Fromage blanc 0% avec fruits ou compote ou miel
-          Midi : Bouillon + fromage blanc 0% + crudités genre concombre + plein d’herbes fraîches + poivre au moulin
-          Soir : Bouillon + fromage blanc aux crudités ou aux fruits
 
Avec ça si vous ne récupérez pas un estomac plat comme une feuille de filo, franchement je ne m’y connais pas. On peut évidemment apporter quelques variantes à la chose en remplaçant le bouillon par une soupe Miso et les fruits frais par quatre ou cinq amandes ou noisettes, ça dégonfle bien aussi. Après ça, on peut repartir vers de nouvelles aventures à Paris bien sur, avec mon fiancé of course et sur la guêpe, quelle question ! direction les macarons ou le mironton !

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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /2007 12:56
Uniquement…(la suite de I à Z)
 …si vous recherchez une adresse et pour vous éviter d’aller fouiller dans toutes les listes lorsque vous connaissez déjà le nom du restaurant, voici la liste alphabétique de tous ceux cités dans "A la Parisienne" afin que cela reste dans les archives. Pour les autres, passez votre chemin et plongez vous dans les articles ou les listes concoctées sur-mesure.
 
I
 I Golosi
6 rue Grange Batelières, 75009
01 48 24 18 63
Voir aussi la rubrique "Restaurants cas par cas"

L’ile
Ile Saint germain, Issy Les Moulineaux
01 41 09 99 99
 
Il Gusto Sardo
17 rue Gorges Bizet, 75116
01 47 20 08 90
 K
 KAI
18 r Louvre 75001 
01 40 15 01 99

Kaizeki.com
7bis, rue André-lefèvre 75015
01 45 54 48 60
 
Kilali
3 rue des quatre vents, 75006
01 43 25 65 64
 
Kinugawa
9 rue du Mont Thabor, 75001
01 42 60 65 07
 
Kokohanna
1 bis rue Jean Mermoz, 75008
01 45 62 15 68 
 
Le Kong
1 rue du Pont neuf, 75001
01 40 39 09 00
 L
 Lao Siam
49 rue de Belleville, 75019
01 40 40 09 68
 
Lasserre
17 av Franklin Roosevelt, 75008
01 43 59 53 43
 
Lei
17 av de la Motte Picquet
01 47 05 07 37
 
Lipp
151 bd saint Germain, 75006
01 45 48 53 91
 
Livingstone
106 rue Saint Honoré, 75001
01 53 40 80 50
 
La Lorraine
2 place des ternes, 75008
01 56 21 22 00
 
Lo Sushi
8 rue de Berri, 75008
01 45 62 01 00
 M
 Ma Bourgogne
19 place des Vosges, 75004
01 42 78 44 64
 
La Madonina
10 rue Marie et Louise, 75010
01 42 01 25 26
 
La Maison de l’Amérique Latine
217 Bd Saint Germain, 75007
01 49 54 75 10
 
La Maison Blanche
15 av Montaigne, 75008
01 47 23 55 99
 
La Maison du Caviar
21 rue Quentin Bauchart, 75008
01 47 23 53 43
 
La Maison du Danemark
142 av des Champs Elysées, 75008
01 44 13 86 26
 
Le Market
15 av Matignon, 75008
01 56 43 40 90
 
Marius
82 Bd Murat, 75016
01 46 51 67 80

La Méditerranée
2 pl de l’Odéon, 75006
01 43 26 02 30
 
 La Mer de Chine
159 rue du Château des Rentiers, 75013
01 45 84 22 49
 
1728
8 rue d'Anjou, 75008
01 40 17 04 77
 
Le Mini Palais
Le Grand Palais (au coin de l’avenue Winston Churchill) 75008
01 42 56 42 42
Voir article le concernant, rubrique « Restaurants cas par cas ».
 
Mirama
17 r St Jacques 75005
01 43 54 71 77  
 
Mori Venice Bar
2 rue du Quatre Septembre, 75002
01 44 55 51 55
 
Le Moulin de la Galette
83 rue Lepic 18ième 
01 46 06 84 77
 
Le Murano
13 bd du Temple, 75003
01 42 71 20 00
 
La Muscade
36 rue Montpensier 75001
01 42 97 51 36
 N
 Le New Nioulaville
32 rue Orillon, 75011
01 40 21 96 18   
 
Noura 
21 avenue Marceau, 75116 
01 47 20 33 33
O
 Les Ombres
27 quai Branly, Portail Alma, 75007
01 47 53 68 00

 
3, Rue Vasco de Gama, 75015 
Paris
Tel : 01 45 57 27 27
 
 P
 Le Palais Royal
110 Galerie Valois, 75001
01 40 20 00 27
 
Le Palanquin
4 place Boulnois, 75017
01 43 80 46 90
 
Paparrazzi
6 sq Opéra Louis Jouvet, 75009
01 40 07 92 56
 
les Papilles
30 rue Gay-Lussac, 75005
01 43 25 20 79
 
Paris Hanoï
74 rue de Charonne, 75011
01 47 00 47 59
 
Pattaya
29 rue Etienne Marcel 75001
01 42 33 98 09

Pavillon Puebla
Entrée parc Chaumont, face au 43 av Simon Bolivar
01 42 02 22 45
Voir aussi la rubrique "Restaurants cas par cas"

Pershing Hall
49 rue Pierre Charron, 75008
01 58 36 58 00
 
Le Petit Baïona
90 rue de Charonne
01 43 48 98 82
 
Le Petit Thiou
3 rue Surcouf, 75007
01 40 62 96 70
Voir aussi la rubrique "Restaurants cas par cas"
 
Pétrelle
34 rue Pétrelle, 75009
01 42 82 11 02
 
Pétrossian
18 bd de la Tour Maubourg, 75007
01 44 11 32 32  
 
Pinxo
4 rue du Mont Thabor, 75001
01 40 20 72 00
 
Ploum
20 rue Alibert, 75010 
01 42 00 11 90
 
Le Pré Carré
3 av Carnot 75017
01 46 22 57 35
 
Le Pré Verre
19 rue du Sommerard, 75005
01 43 54 59 47
 
Prunier
16 av Victor Hugo, 75016
01 44 17 35 85
 
Le Pure Café
14 rue Jean Macé, 75011
01 43 71 47 22
 
Le Pur’ Grill au Park Hyatt Vendôme
5 rue de la Paix, 75002
01 58 71 12 34
 Q
 Quai Ouest
1200 quai Marcel Dassault, 92 210 Saint Cloud
01 46 02 35 54
R
 La Terrasse sur le toit de l’hôtel Raphaël,
17 avenue Kleber, 75116
 01 53 64 32 00
 
Le Réfectoire
80 bd Richard Lenoir, 75011
01 48 06 74 85
 
Le Relais du Boccador
20 rue Boccador 75008
01 47 23 31 98
 
Rich
14 rue cadet, 75009
01 48 01 87 87
 
River Café
146 quai Stalingrad, 92130 Issy Les Moulineaux
01 40 93 50 20
 
Le Roland Garros
2 bis avenue Gordon Bennett,  75016
01 47 43 49 56
 
Rose Bakery
46 rue des Martyrs, 75009
01 42 82 12 80
 S
 Sanki
38, avenue Edouard-Vaillant 92 100 Boulogne Billancourt
01 46 08 38 38
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Sardegna a Tavola
1 rue de Cotte, 75012
01 44 75 03 28
 
Le Saut du Loup
107 rue de Rivoli, 75001
01 42 25 49 55

Les Saveurs de Flora
36 av Georges V, 75008
01 40 70 10 49
 
Saveurs d’Asie Quoico Kim Lien
29 place Maubert, 75005
01 44 07 05 55
01 43 54 68 13 pour le restaurant du 33 pl Maubert
 
Senderens
9 pl de la Madeleine, 75008
01 42 65 22 90
 
Le Sept Quinze
29 av. Lowendal, 75007
01 43 06 23 06
 
6 New York
6 av de New York, 75116
01 40 70 03 30

Spoon
12 rue de Marignan, 75008
01 40 76 34 44 
 
Le Square
227 bis rue Marcadet, 75018
01 53 11 08 41

Square Trousseau
1 rue Antoine Vollon, 75012
 01 43 43 06 00
 
Le Stresa
7 rue Chambiges, 75008
01 47 23 51 62
 
Swann & Vincent
7 rue Saint Nicolas, 75012
01 43 43 49 40
 T
 La Table du Lancaster
7 rue de Berri,  75008
01 40 76 40 76
 
Le Tan Dinh
60 rue de Verneuil, 75007
01 45 44 04 84
 
Tang
125 rue de la Tour 75116
01 45 04 35 35
 
Le Timbre
3 rue Sainte Beuve, 75006
01 45 49 10 40
 
Chez Thomas
64 rue de Bellechasse, 75007
01 45 51 74 61
Voir aussi la rubrique "Restaurants cas par cas"

Tokyo Eat
13 av du Président Wilson, 75116
 01 47 20 00 29
 
Tong Yen
1 bis, Rue Jean Mermoz 75008
01 42 25 04 23
 
Le Tourville
43 av de la Motte Picquet, 75007
01 44 18 05 08
 
Le Troquet
21 rue François Bonvin, 75015
01 45 66 89 00
 U
 Unico
15 rue Paul Bert, 75011
01 43 67 68 08
 
Urbane
12 rue Arthur Groussier, 75010
01 42 40 74 75
 V
Valdo-Café Max
7 avenue de la Motte Picquet, 75007
01 47 05 57 66
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Les Vivres : L’épicerie du Pétrelle
28 rue de Pétrelle, 75009
01 42 80 26 10

Chez Vong
10, Rue de la Grande Truanderie 75001
01 40 26 09 36
 
Xylo
Parc de Saint Cloud, allée de la Grande Gerbe
01 46 89 79 06
  
Yen
22 rue Saint Benoit, 75006
01 45 44 11 18
 
Ze Kitchen gallery
4 rue des Grands Augustins, 75006
01 44 32 00 32
Par Louise - Publié dans : TOUTES LES ADRESSES
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 17:12

J’aimerais

…pouvoir dire que je n’en peux plus de la plage, du soleil, du sable dans les chaussures, des tongs et du rosé, mais ce n’est pas du tout le cas, et ce soleil inespéré pour cette rentrée me donne encore plus la nostalgie de mon été… Même si je suis heureuse d’être à Paris, heureuse de boire un café à la terrasse en bas de la maison, heureuse de retrouver mon marchand de journaux et mon boulanger, heureuse de rechausser mes sandales à plateformes et tout ce qui aurait été ridicule ailleurs, à Bali ou Biarritz, j’aurais bien re-signé pour quelques jours à la mer, là, maintenant tout de suite.

 

Mon fiancé m’a quitté lundi pour aller chez les nippons, j’ai donc décidé de me faire quelques journées très « fille ». J’ai démarré hier avec un déjeuner en compagnie de mon amie qui vient de terminer un voyage d’un an autour du monde avec mari et enfants. Après douze mois de découvertes, visites, rencontres… le tout avec sa meute très collée toute la journée, inutile de dire que le retour est traumatisant. Nous avons donc décidé pour lui mettre du baume au cœur, d’aller se faire gâter au San Francisco par une cuisine méditerranéenne pleine de soleil. P1000216.JPG

 

Le décor du lieu comme les peintures pseudo romaines de la petite salle n’ont pas du bouger depuis des décennies. Des tables de belles dimensions, de vraies nappes en coton rose comme dans les vieilles maisons des provinces italiennes, des serveurs tout de noir habillés et de délicieux gressini nous y attendaient. Nous avons été sages, pour fêter nos retrouvailles, nous avons choisi une San Pellegrino bien fraîche. Il y avait au moins des bulles…

 

A l’heure du déjeuner, l’ambiance est très « business ». Du fait de la proximité de France TV comme de TF1, la clientèle est très « Télé ». On y croise des présentateurs ou des hommes de l’ombre, des publicitaires et des annonceurs, et quelques habitués du quartier. On murmure, on rit, on s’esclaffe, ça bruisse de rumeurs. Le patron, lui, virevolte, salue, embrasse, mais il connait son monde et veille à ce que personne ne soit trop près d’un concurrent… ou d’un ennemi.

 

Dans cet océan confortable de complets gris et de tailleurs bien coupés, nous nous sommes résumés vitesse grand V une année écoulée. J’ai bien failli rater mon RDV de 15h00 tant nous étions prises par notre conversation. Bref, pour démarrer, j’ai choisi une assiette de légumes en antipasti. Ils sont particulièrement savoureux, ici, et d’une fraicheur irréprochable. Des haricots blancs frais à l’huile d’olive, quelques tranches de céleri rave coupées très fines comme du jambon, des courgettes en tagliatelles et des poivrons marinés… Un pur délice. Et pour continuer nous nous sommes partagés une assiette de spaghetti aux saint jacques et une papillote de thon à la tomate et aux artichauts. Alors évidemment on est loin de la nouvelle cuisine italienne. Ici on parle l’italien traditionnel, la sauce tomate du thon est en quantité, très parfumée et bien épaisse. Mais c’est réconfortant, ça tient au corps et c’est exactement ce dont nous avions besoin.

 

Nous avons terminé par des cafés bien serrés et des cantuccini aux amandes (vous savez ceux qu’on trempe normalement dans le vino santo) dont nous n’avons pas laissé la moindre miette, puis j’ai foncé sur ma guêpe, la jupe au vent, jusqu’à Boulogne, pour trouver ma chef qui m’attendait en sirotant un thé dans MON bureau. J’avais à peine dix minutes de retard…

 

Le San Francisco

1 place Mirabeau, 75016

01 46 47 75 44

 

Mais ce n’est pas fini ! Le soir même, je poursuivais avec un dîner de filles chez ma copine Magali (tigre qui pleure, pêche au four/sorbet framboise, un peu de Veuve pétillante et beaucoup de rosé) et ce soir je persiste : première partie de soirée : yoga entre filles, seconde partie dînette et… eau plate. Vivement qu’il revienne, mon fiancé…

 

Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /2007 17:59
Enfin !
Il y a quelques jours, nous avons enfin testé Le Troquet, dont je vous ai déjà parlé puisque c’est lui qui a lancé la déferlante « bistronomie » du XVème arrondissement sur laquelle d’autres surfent à présent. C’était un dîner de rentrée avec un copain-de-20-ans de The « G », une autre vierge, parisien plus habitué aux grandes tables qu’aux petites de quartier, mais curieux de nature.
 
J’adore ces dîners de mise au point. On se raconte nos vacances – on les revit un peu aussi – on annonce nos résolutions de rentrée histoire de s’en convaincre – je vais courir tous les matins, puis je fais 10 mn d’étirements, je fais attention à ma consommation d’alcool – et on termine très tard, un verre de Pic Saint Loup à la main, la cervelle un peu embrumée en ayant déjà oublié la teneur des dites résolutions, dans un état de béatitude totale.
 
C’était une douce soirée, nous avons donc pris la guêpe à l’heure « ni chien ni loup », le temps de voir la tour Eiffel s’allumer puis suivi le métro aérien pour rejoindre la rue François Bonvin.
Première impression ? Bonne ! Une terrasse installée sur le trottoir, à l’intérieur des tables un peu serrées, des serveuses affairées mais professionnelles et accueillantes et une ambiance sympathique de bistrot bien français et très traditionnel qui nous change du design des tables en vue du moment. La grande vertu de Paris en matière de gastronomie est là, c’est l’alternance !
 
Nous avons choisi le menu dégustation à 40 euros, c’était une bonne décision. Un exercice de style très réussi autour de la tradition basque : Un gazpacho bien frais, quelques saint jacques à la cuisson parfaite et poivrons moelleux, un thon juste saisi avec quelques câpres, un boudin basque sur purée à tomber et deux desserts, non mais sincèrement que demander de mieux ? Le tout d’une fraicheur… « Mon Mari, deux heures avant, il ne sait ce qu’il met dans le menu. Ca dépend du marché, du fridge et de son intuition » m’a dit avec un accent chantant son épouse. En sortant, il était tard, nous l’avons croisé le chef. Il prenait son café au bar. Une stature de demi de mêlée, un regard pétillant et la poignée de main bien franche, on lui a dit au Chef, qu’on reviendrait.
 
Le Troquet
21 rue François Bonvin, 75015
01 45 66 89 00
 
Les anglais viennent d’autoriser la création de sortes de chimères embryonnaires mi-homme mi-bête à des fins d’études. Honnêtement je croyais que la nature s’en était déjà chargée. On connait tous au moins une femme-oiseau ou un homme-cheval, non ? J’ai repensé à cette info lue il y a quelques jours, en courant dans le Champs de Mars tout à l’heure, à la vue d’une élégante créature au long poil noir qui pissait dans une allée, gracieusement accroupie sur ses membres arrière, les deux pattes avant délicatement posées devant elle comme pour maintenir un fragile équilibre. Le museau en l’air, le regard fuyant, genre "je ne vous vois pas, vous ne me voyez donc pas", elle avait l’air d’une vraie jeune fille.
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /2007 16:38
 J’ai…
…un boulot, moi, en ce moment… Septembre, c’est le mois des vierges, et des vierges j’en ai plein autour de moi. Je reçois donc tous les jours des appels au secours pour trouver le restaurant idéal destiné à fêter l’anniversaire du garçon-qui-connait-presque-tout-mais-n’est-pas-blasé ou de la princesse bobo.
 
Pour les princesses, la liste est faite, il suffit de la consulter et de la métisser de quelques adresses type « La Famille » ou « Le Chateaubriand » selon le degré de « bohemian attitude » à donner à la soirée.
En revanche, je ne m’étais pas penché sur une liste pour garçons jusqu’à présent, alors même que la semaine dernière nous avons fêté celui de mon fiancé. Mais pour the « G » pourtant ouvert à la nouveauté, le risque n’est pas de rigueur pour un tel événement. Rien ne vaut une adresse connue-reconnue qu’on choisit comme on chausserait une vieille paire de souliers, avec bonheur et nostalgie des moments qu’ils évoquent. Il veut du sur, du confortable, du plaisir garanti. Nous sommes donc allés voir notre ami Damien du Petit Thiou et c’était tout simplement divin.
 
Et pour les autres garçons ? Il faut leur trouver un lieu un peu événementiel, pas forcément très innovant, chaleureux et pas hors de prix. Les princesses invitantes préfèrent investir plus dans le cadeau que dans le resto.
Pour autant, pitié, ne m’appelez pas la veille pour le lendemain ! Ca ne s’est jamais vu ça, trouver un resto bien la veille pour le lendemain. Non, prenez votre temps, consultez la liste, salivez, réfléchissez et faites votre choix en connaissance de cause. Ne vous laissez pas imposer un choix par les contraintes de réservation des uns ou des autres. Voici donc ma sélection :
 
 
1) Dans la famille des chefs mode-gastro, des valeurs sûres du PGP*, pour l’homme gâté par la vie qui s’attend donc au meilleur :
  Apicius-2.JPG

Apicius
20 rue d'Artois, 75008
01 43 80 19 66
Voir aussi l'article le concernant du 25/07, rubrique "Cas par cas"

La Maison Blanche
15 av Montaigne, 75008
01 47 23 55 99
Parce que ce sont les Frères Pourcel qui créent et parce que le lieu est unique, un 
perchoir de verre dans le ciel de Paris, un lieu que j'aimerais habiter à l'année.
 
L’Astrance
4 r Beethoven 75016 PARIS
01 40 50 84 40
S’il y a une adresse qui nécessite une réservation en amont, c’est bien celle-ci. Compter un mois. Un ancien de chez Passard officie en cuisine, c’est précis, innovant sans être déroutant, surprenant et évidemment excellent. Une vraie expérience le temps d’une soirée où l’on abandonne son choix au chef qui propose en fonction du marché et de ses envies des variations autour d’un produit : « la langoustine », « le bœuf » etc…
 
Pétrossian
18 bd de la Tour Maubourg, 75007
01 44 11 32 32  
Une cuisine de femme originale et épicée, un exercice de style osé et très réussi qui marie les racines slaves de la maison et les épices du grand sud.
 
Le Fontainebleau Restaurant de l'Hôtel Meurice
228 rue de Rivoli, 75008
01 44 58 10 55
Un jeune chef secoue les cuisines de ce respectable paquebot. On n’en dit le plus grand bien. Attention au décor cependant, préparez vous au choc, il s’agit là d’une plongée dans du Louis XVI à gogo.
 
La Table du Lancaster
7 rue de Berri,  75008
01 40 76 40 76
Parce que sa réputation dépasse celle du classique restaurant d'hôtel. Contrairement au précédent, la déco a été revue et corrigée, c’est très design voir un peu froid et lisse.
  Senderens-porte.JPG
Senderens
9 pl de la Madeleine, 75008
01 42 65 22 90
L'ancien Lucas Carton Place de la Madeleine où Senderens a fait le pari de servir une vraie cuisine créative à bon prix (enfin tout est relatif parce qu'il vous en coutera quand même 200 euros pour deux). Une révolution culturelle qui lui a fait le plus grand bien. La déco à du s'adapter au cadre qui est classé monument historique, c'est donc rigolo de voir du mobilier très moderne dans des boiseries Majorelle. C'est évidemment excellent.
L'Atelier de Robuchon
5 rue Montalembert, 75007
01 42 22 56 56
Un de mes chouchous. Un peu comme dans les restos japonais, on est assis au bar, c'est donc bien quand on est deux. On peut choisir les plats sous forme de « tapas » ou sous forme de « plats », c'est environ 40 euros par personne sans les vins, qui peuvent être assez cher. La version épurée et sans service formel de Robuchon. Du grand art à la forme simplifiée, là aussi une sorte de révolution culturelle.
 
 
 
2) Dans la famille mode mais moins gastro (et presqu’aussi cher)
 
Les Ombres
27 quai Branly, Portail Alma, 75007
01 47 53 68 00
Sur le toit du Musée Branly. Encore mieux en terrasse un soir de 14 juillet pour cause de feux d’artifice mais bien quand même à toutes les heures fixes lorsque la Tour Eiffel se met à scintiller dans le ciel parisien.
 
1728
8 rue d'Anjou, 75008
01 40 17 04 77
Un splendide hôtel particulier caché dans une rue derrière l’Elysée. Une enfilade de salons bourgeois superbes que l’on traverse à pas de loup en murmurant. C’est feutré, romantique et très exclusif. On se sent définitivement très privilégiés d’avoir pénétré les lieux. Le chef est chinois, la carte a donc quelques accents asiatiques.
 
Cristal Room Baccarat
11 pl. des Etats Unis, 75116
01 40 22 11 10  Cristal-Room-4.JPG
Voir aussi le cas "Cristal Room Baccarat" Juin 2007
      Grandiose, scintillant, baroque...
 
 













3) Les Challengers beaucoup moins formels et attendus mais à réserver à ceux qui n’ont pas peur de faire des « expériences » gustatives
 
La Famille
41 rue des Trois Frères, 75018
01 42 52 11 12
Un tout petit restaurant tout blanc et très cosy, un rien bobo, dans le 18ème arrondissement. Il faut s’y rendre en taxi ou en deux roues et en profiter pour faire un tour dans le quartier, on n’a pas tous les jours l’occasion d’aller la haut. On y marrie le cacao et le foie gras, on n’y boit la tartiflette à la paille, bref on va de surprise en surprise. C’est ludique et charmant.
 
Le Chateaubriand
129 av Parmentier, 75011
01 43 57 45 95
Un copain du précédent. Ils appartiennent à la même « famille » culturelle. Des racines basques revendiquées pour mieux s’en échapper, une carte qui change tous les deux mois, une ambiance moins cosy mais très animée (et un poil trop enfumée…) et un service très « mâle » avec son élégant escadron de serveurs qui courent dans tous les sens pour mieux vous servir. De la vraie cuisine, qui a les épaules larges, mais avec des envolées inventives qui élèvent le débat et transportent bien au dessus de la mêlée.
 
Le Pur’ Grill au Park Hyatt Vendôme
5 rue de la Paix, 75002
01 58 71 12 34
Une formule dégustation le soir dont on dit le plus grand bien. Pas testé à ce jour.
 
Le Moulin de la Galette
83 rue Lepic 18ième 
01 46 06 84 77
Une adresse mythique reprise par des anciens du Chamarré, un doux mélange de tradition et d’épices exotiques.
 
 
4) Pour ceux qui aime bœuf bourguignon et sole meunière:
 
La Fontaine Gaillon
Pl Gaillon, 75002
01 47 42 63 22
Oui, oui, le restaurant de notre Gégé national. Des plats d'inspiration brasserie dans un cadre très feutré, très chic et une déco signée Carole Bouquet. La terrasse sur cette petite place bordée d'une haie de cyprès est très romantique, italienne à souhait
 
Marius
82 Bd Murat, 75016
01 46 51 67 80
Poissons et Crustacés. Une adresse très policée, un brin « province », où le produit est mis en majesté.  N’hésitez pas à prendre le crabe "tout décortiqué" qui n'est jamais à la carte mais toujours annoncé par le patron comme l'entrée du jour, ni à lui demander des "mix" de poissons si vous n'arrivez pas à choisir, il le fait très volontiers.
 
Aux Lyonnais
32 r St Marc 75002
01 42 96 65 04
Un bouchon lyonnais repris par Ducasse. Du très bon donc et de la qualité. Du saucisson chaud, des quenelles, de la salade avec des noix... bref toute mon enfance... C'est assez roboratif, et il vous adorera de l’avoir emmené là.
 
Drouant
18 rue Gaillon 75002 
01 42 65 15 16
Changement de chef dernièrement, c'est devenu beaucoup plus moderne tout en restant un bon classique.
 
 
5) pour une version très coquine de la soirée d’anniversaire, où l’on glisse discrètement mais avec assurance, la clef d’une chambre dans la main de  son fiancé :
 
Le Bélier restaurant de l’Hôtel
13, Rue des Beaux-arts, 75006
01 44 41 99 00
Un lieu très romantique, un hôtel mythique, une vraie surprise pour un prince dont il faut raviver la flamme.
 
L’Hôtel Amour
8 rue Navarin, 75009
01 48 78 31 80
Pour la même fin que précédemment mais version branchée. Le lieu est amusant, vivant, sexy mais moins romantique et la table est à l’avenant. Les chambres racontent chacune une histoire : psychédélique, disco etc..
 
 
 
6) Et pour finir, quelques alternatives moins attendues:
 
Mori Venice Bar
2 rue du Quatre Septembre, 75002
01 44 55 51 55
Le propriétaire est aussi le gérant du café Armani. Ici, on ne plaisante pas avec le produit. La mozzarelle arrive directement d'Italie, la pasta est faite maison bien sur et la glace du dessert est turbinée minute. Plus qu'italienne, la carte est vénitienne. Poissons, calamars et crustacés y tiennent donc une grande place. Environ 60€
 
Le Tan Dinh
60 rue de Verneuil, 75007
01 45 44 04 84
Pour les amoureux des grands vins, une adresse surprenante : Un vietnamien, un des premiers à Paris, tenu par le père, aujourd'hui vieux monsieur très digne dans son costume 3 pièces, et le fils, sommelier de profession. Le bœuf sauté est à tomber et comme il y a deux cartes des vins, on peut soit découvrir de petits crus sélectionnés par la maison, soit se la jouer « exceptionnel » en tapant dans l'autre carte qui est définitivement exceptionnelle. Le prix varie évidemment selon le vin, disons environ 40€ si on tape dans la « petite » carte.
 
Au Gourmand
17 rue Molière 75001
01 42 96 22 19
Non testé à ce jour, toute la presse en parle, deux anciens de la finance viennent de déménager dans le 1er leur restaurant auparavant installé rive gauche. Les légumes y sont rois et ont des lettres de noblesse (Joël Thiebault).
 
Prunier
16 av Victor Hugo, 75016
01 44 17 35 85
Très beau lieu que j'ai pour l’instant seulement visité. Qui veut m'inviter ? Huitres, poissons et caviar… Que du bon dans des murs art déco d’une grande élégance.
 
Hiramatsu
52, rue de Longchamp 75116 Paris France
E-MAIL: paris@hiramatsu.co.jp
01 56 81 08 80
Là encore, jamais testé mais ça me tente bien. Un japonais et son équipe ont épousé la cause de la cuisine française.
 
Et pour les très orientés « rugby », c’est de circonstance en ce moment :
 
L’Ami Jean
27 rue Malard, 75007
01 47 05 86 89
Un délicieux bistrot de tradition basque - que l’on n’hésite pas à détourner - et où on ne plaisante pas avec le ballon ovale. Menu spécial en seconde partie de soirée pour les soirs de match. Convivial, sympathique mais très sérieux question cuisine, on ne plaisante pas non plus avec le produit. Il est de bonne naissance et respecté à la cuisson. J’adooore le vin de Bugey en apéro au bar en attendant que la table se libère. Un vin frais, rouge clair et pétillant à déguster avec modération.
 
A part ça, entre un article sur la croissance et un autre sur la nouvelle présidente d’Attac, j’ai découvert une info capitale dans le Monde, à savoir qu’un indien détient désormais le record d’ouverture de noix de coco avec le coude. Il en a ouvert 72. On s’en souviendra lorsqu’au retour de destinations exotiques, on fait l’erreur de s'en offrir une pour retrouver les saveurs de là bas et qu’on se retrouve dans la cuisine avec la chose, armé d’un marteau et d’un tournevis en se demandant comment l’attaquer.
 
PGP* : Paysage Gastronomique Parisien
Par Louise - Publié dans : Anniversaires de Garçons
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /2007 13:05
Amis…
…bonjour ! C’est la rentrée, je suis de retour les papilles en vrille, la tête en attente de surprises et l’estomac prêt pour de nouvelles aventures.
Bali avec the « G », c’était… à mourir : Plein d’expériences nouvelles, yoga dans la jungle, visites aux macaques (j’adoooore les macaques) massage à deux au milieu d’une végétation débordante et vertissime, et bien sur expériences gustatives et gastronomiques ENORMES. Si vous y allez, prévenez-moi, inutile d’en dire plus ici, personne ne va partir dès demain.
En revanche pour Biarritz, rien de nouveau à vous raconter, mon fiancé et moi y sommes restés trop peu de temps pour tester plus de deux nouvelles tables dont franchement il n’y a rien à dire de bien, je fais donc l’impasse et passe mon tour.
 
Donc, aussitôt arrivés, c'est-à-dire lundi dernier tout de même, les copains-dont-les-femmes-sont-encore-en-vacances se sont manifestés. Vous connaissez cette race de mâle ? Dès début juillet, ils arpentent l’œil guilleret un Paris déserté par femmes et enfants à la recherche d’une liberté qui dès mi aout leur pèse terriblement. « Ah vous êtes là, ça vous dit une petite table pour se raconter les vacances ?? » Oui, mais à condition que nous choisissions le resto hein, d’accord ?? Nous voilà donc attablés à trois dans une obscure rue du 15ième arrondissement, la rue Rozenwald, juste en face du restaurant aux spécialités savoyardes bien connues (non, je plaisante… encore que compte tenu de la météo à Paris cet été, une petite raclette n’aurait pas été de trop visiblement) au Grand Pan qui tire son nom d’une chanson de… Brassens bien sur.

Un joli petit bistrot aux teintes bois et chocolat ouvert depuis peu par un des seconds du Troquet. Je vous l’ai dit P1000215.JPG le 15ème est en passe de devenir la Mecque du bistrot, nous avons testé pour vous le Cristal de sel avant de partir en vacances, nous serons dès jeudi prochain au Troquet avant de foncer à l’Os à Moelle prochainement, affaire à suivre donc.
 
C’était l’adresse parfaite à faire avec un ou plusieurs copains. Nous avons commencé par le récit des vacances et après avoir eu droit à l’accident de vive sur la plage de Bonifacio - franchement il n’en avait pas vu depuis plus de 10 ans - qui va nous marquer une famille entière pour plusieurs générations au point qu’ils n’approcheront plus une plage sans méduse aux pieds - nous sommes directement passés à la carte, que dis-je au tableau noir qui nous déroulait le menu du soir. C’est très simple le Grand Pan : on ne choisit pas son entrée, traditionnellement un velouté ou crème de légumes, ce soir là c’était un savoureux gazpacho, et pour suivre une côte pour deux – de porc, de veau ou de bœuf – avec des frites-des vraies, au couteau s’il vous plait et petites salades ou… pour les papilles peu sensibles au rouge de la viande comme les miennes, attention ça devient sérieux, on ne rigole plus : un homard breton avec verrine de petits légumes frais sautés au beurre, piquée des pinces du dit animal, pour 40 euros.
Oui, vous avez bien lu, j’ai écrit « homard ». Ca fait combien de temps que vous n’avez pas croqué dans la chair nacré de ce divin crustacé ? Honnêtement, il devient plus qu’inutile d’aller se farcir la pluie, les cirés jaunes et les bottes de marins pour déguster la bête alors que s’en quitter Paris et sa tour Eiffel on vous le sert comme là bas. Pour autant, j’ai souvent louché sur l’assiette de mon voisin, sa côte de veau dorée avait l’air d’un moelleux... mais je n’ai pas osé, trop bien éduqué, le voisin. Coté service, il est vif (presque trop...) et sérieux, pour le reste : de très jolies carafes « design » et sobres abritent 100 cl (pour ne pas dire 1 litre, c’est moins class) ou 50 cl de vins sans chichi, à partir de 15 euros, le pain est signé Poujauran et le dessert, un sablé aux fruits avec trois petits pots de crème fouettée était parfait à partager pour finir sur une note sucrée.
 
C’était simplement trop bon. Mais on le sait, hein, faire simple et bon, c’est l’apanage des grands. Pour une rentrée donc, c’était une très bonne rentrée. Lorsque nous sommes sortis, on était très beaux à voir tous les trois. Tout bronzés, mis de bonne humeur par la chaleur du dîner et la fraicheur du vin, mon fiancé était content d’avoir vu son copain et moi heureuse d’avoir eu mon homard.
 
Le Grand Pan
20 rue Rosenwald
75015 PARIS
T 01 42 50 02 50
Je ne vous parle même pas de la soirée la veille du départ de ma princesse partie pour un mois à l'étranger et avec qui nous avions décidé de tester La Romantica, bd de la Tour Maubourg. Très cher, un peu chiche, donc il n'y a aucune urgence à y courir.
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /2007 11:31
Hier…
…dernière soirée parisienne avec mon fiancé. A partir de demain, je suis seule à Paris pour quelques jours avant de le rejoindre à Biarritz, puis de partir à Bali. « A la Parisienne » sera donc comme moi en vacances.
Vous savez ce que ça signifie « vacance » ? Le dictionnaire annonce brutalement : Carence, disponibilité, interruption, relâche, suspension, vacuité, vide… et précise pour « vacant » : abandonné, disponible… Ca me convient parfaitement. Mais alors, à un point…
Cela signifie également par analogie : grasse mat’, petit déj sans fin, pique nique sur la plage, dîner en Espagne, jabugo, rosé frais, pêches, melons, figues, fromage basque, j’en passe et des meilleurs… Ca c’est pour Biarritz. Pour le reste, Bali, nous verrons bien, mais j’imagine… le meilleur.
 
Bon, revenons, à cette dernière soirée. Beaucoup d’adresses sont fermées, évidemment. J’ai voulu testé le Toustem, ce sera pour la rentrée, il est déjà en « vacance ». Je nous ai donc choisis pour finir sur une note bien de chez nous, un vrai bistrot avec de vrais plats, de vrais serveurs, etc… Vous connaissez mon crédo, quitte à manger français, il faut que ce soit VRAI et de bonne qualité. La cuisine du café du coin, au pain blanc et à la vinaigrette épaisse qui dégouline sur la salade mal lavée, très peu pour moi.
 
Le Cristal de Sel, il s’appelle. Oui, je sais, on fait mieux comme nom. Mais passons outre et rejoignons cet arrondissement qui est en passe de devenir la Mecque de la « bistronomie » parisienne, le XVème. Du reste, je me fais fort de visiter les autres à la rentrée (Le Grand Pan, Le Beurre Noisette, Le Troquet, l’Os à Moelle…) avec qui veut bien m’accompagner.
 
C’était un TRES bon choix, une TRES bonne idée que j’ai eu là ! Première impression : Façade très moche mais salle jolie avec tables de zinc et chaises patinées, très réussi. Le jeune chef, un ancien du Bristol, s’est composé une équipe adorable, accueillante et très professionnelle. Les serveurs sont de métier, ils savent de quoi ils causent, le vin est apporté frais mais pas glacé, le pain est signé Poujauran (Je le reconnaitrai entre mille). La cuisine donne sur la salle, j’aime bien les voir s’activer.
 
Nous avons choisi des asperges en cocotte aux girolles et des ravioles de langoustine dont je craignais qu’elles soient trop formelles, mais que nenni, servies avec une petite sauce à l’ail et au basilic, c’était plus qu’agréable.
Quant à la suite, elle va vous étonner. The « G » a opté pour un cabillaud aux cocos de Paimpol frais (déjà ça, c’était top) avec une petite sauce au cresson.  Rien à dire, cuisson irréprochable, le poisson s’effeuillait joliment à la fourchette. Mais moi, la reine du soja et de la crevette vapeur au coulis de fruit, j’ai sélectionné une poitrine de porc à la plancha ! Oui, Madame, Monsieur, vous avez bien lu, j’ai pris du PORC ! Je crois que je n’avais pas mangé de cette viande là depuis 10 ans ! A part en jambon ou saucisson bien sur. J’ai juste demandé que l’on me change la garniture, car du porc certes, mais avec une écrasée de pommes de terre, ça commençait à faire beaucoup. C’était bon comme du bonbon… Caramélisé, croustillant à souhait, moelleux à l’intérieur, avec une très légère saveur de thym et accompagné de purée d’aubergines. Grand moment.
 
Repus, je n’ai pas pour autant résisté au dessert, une tarte fine tiède aux pêches avec sorbet framboise et pêche fraîche.
Nous avons passé la soirée les yeux dans les yeux à se répéter : « C’est bon, non ? Oh, oui, c’est trop bon », tant est si bien que j’en ai oublié de prendre une photo du lieu. The « G » m’a pris une jolie Tour Eiffel en repartant. 120€ à deux avec une belle bouteille de Morgon.
  P1000081.JPG
Le Cristal de Sel
13 rue Mademoiselle, 75015
01 42 50 35 29
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /2007 18:14
J’avais…
…adoré le Café des Délices, moins aimé Angl’Opéra et réellement apprécié son dernier né le Café Very. Je veux parler de Gilles Choukroun.
Donc, bien que l’on ait déjà beaucoup écrit sur sa nouvelle table parisienne, (j’ai même vu un article hier dans la presse people présentant le lieu et les recettes. Oui, Madame, je lis la presse people, on est en juillet tout de même !) je me devais d’y faire un tour, ne serait ce que pour voir le lieu qui a du faire rêver et Grand-Palais1.JPG baver d’envie plus d’un restaurateur : Le Grand Palais !
 
Samedi dernier, nous voila donc partis pour notre traditionnel « déjeuner du samedi » (voir rubrique les concernant pour plus d’infos). Il ne faisait franchement pas très beau, le ciel était de ceux qui vous donne de la grisaille au moral en deux temps deux mouvements et The « G » m’avait lâché au détour d’un feu rouge sur la guêpe : « je n’ai pas très faim, moi… » qui n’augurait pas de très bonnes choses… Il fallait donc que la carte soit suffisamment alléchante pour le mettre en appétit, car, quand ça commence comme ça, on peut craindre le pire… Pour peu que le service ne soit pas au top ou que l’on attende un peu trop…
 
Le lieu tout d’abord, puisque c’est une des premières motivations pour s’y attabler : Très joli. Je ne peux pas vraiment en dire plus, parce qu’évidemment dans un bâtiment pareil, on pourrait faire beaucoup mieux, mais bon… C’est pas mal. La salle est sobre et sombre avec un grand bar, du mobilier très design et des lustres immenses aux couleurs flashy, et la terrasse tient dans une coursive à colonnade tellement belle, qu’il n’en faut pas beaucoup pour la transformer en l’une des plus jolies terrasses de Paris. Donc pas de problème de ce coté là.
 
Le hic est venu du fait que la carte est Mini-Palais-5.JPG sophistiquée et plus appropriée à un dîner qu’à un déjeuner en fait. The « G » a donc eu un mal d’américain à faire son choix.
-          Qu’est ce que tu me conseilles ???
-          Je ne sais pas… Voyons voir…. Tu as envie de quoi ?
-          De rien. C’est simple, tu vois, de rien !
-          Un tartare???
-          Je l’ai vu passer, il est tout carré, ça ne me plait pas trop et en plus il est servi avec des frites.
(Ah j’oubliai… Il faut prendre en compte le fait que la veille, nous avions fait bombance et que par conséquent les frites sont INTERDITES le lendemain)
-          Des gambas à la plancha ??
-          Je te rappelle que je pars à Biarritz vendredi prochain et que des gambas à la plancha, je vais en manger tous les jours…
-          Un thon cru ??
-          C’est même pas une entrée, c’est une tapas…
-          Bon et bien, le club sandwich alors ??
-          Mouais… Il a intérêt à être bon, parce qu’il est cher…
 
Ca ne s’annonçait pas joli-joli donc, hein….
Pour ma part, je choisis le thon cru en verrine (effectivement une toute petite tapas… mais qui fait partie des mini-créa salée ou sucrée servies à toute heure) sur une gelée d'orange et parfumés à la coriandre : Pas mal. Les piques en bois sur lesquels les cubes de thon étaient présentés, ne sont pas ce qu’il y a de plus pratique pour décoller la gelée au fond d’une verrine toute ronde, mais bon, passons… Puis une crème de céleri à la cannelle sur ravioli de fruits de mer, délicieuse. Originale, fraîche, très bien. Quand au Club au poulet, il était très classique, sauf dans sa présentation, donc rien à se rouler par terre, mais très agréable, et servi avec une petite salade, pas tout à fait assaisonnée et… des frites ! (dans lesquelles j’ai à peine pu piocher, tant finalement il s’y est accroché…) Le service est un peu fantasque (nous avons eu pendant tout le déjeuner deux corbeilles de pain… mais nous avons eu un mal fou à obtenir sel, poivre et addition) mais gentil. Je dois ajouter que le déjeuner a été grandement pollué par la table de derrière où deux clichés ambulants déguisés en fille, parlaient très fort de leurs problèmes de nounou devant un mari qui ne bronchait pas. Les échanges étaient de cette veine là : « Esmeralda ? Ah non, elle gère pas à fond le dossier « enfants », Charlotte l’avait prise comme nounou du week end, c’était très moyen ». Ou bien « Pour tomber enceinte ? Il faut arrêter le sport, c’est clair. C’est pas parce qu’on est maigre qu’on peut pas faire d’enfant, ça se saurait ! ». Pas mal, non ?
Bref, résumons-nous : Un peu cher… mais nous sommes, comme je l’ai déjà dit, sur une des plus belles terrasses du moment, en plein cœur de Paris, dans un lieu prestigieux, avec l’homme de ma vie, alors même si ce n’est pas tout à fait ce que nous attendions ce jour là, il faut quand même y aller. Si, si Mon Amour… Par ailleurs, c’est ouvert 7 jours sur 7, de 9h00 à 2h00, pas mal, non ? 
  Mini-Palais-1.JPG
Le Mini Palais
Le Grand Palais (au coin de l’avenue Winston Churchill) 75008
01 42 56 42 42
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /2007 16:53
Rien…
…ne m’arrête lorsqu’il est question de bel et bien manger, pas même les bonnes résolutions genre BFB 0%*, (mes amies m’appellent le « gremlins »…)  suite aux dîners copieux et arrosés de la semaine dernière. (En même temps c’est de la gastronomie japonaise, hein, dont nous allons parler, pas des recettes du Sud-Ouest)
 
Je découvre donc, un matin où j’étais très active… vers 11h30, précisément au moment où la faim commence à se faire sentir, dans un quelconque forum, qu’un des meilleurs japonais du PGP est à Boulogne, à 10 mn à pied de mon agréable petit bureau vitré. Pourtant avec sa devanture très moyenne, un peu craspouille, moi, qui passe là très fréquemment, je ne l’avais jamais vu.
 
Je n’ai pas pu résister… Je décide donc d’y aller, seule, avec mon journal pour me consoler de mon triste sort - oui, je suis abandonnée par bon nombre de mes room-mates de bureau qui sont en vacances, oui, bien sur, je suis malheureuse et je mérite de me faire plaisir, non il ne faut pas culpabiliser, oui je le vaux bien ce japonais d’enfer.
 
He P1000079.JPG ureusement que j’étais seule parce que je découvre que ce restaurant est pris d’assaut tous les jours au déjeuner et comme j’y suis retournée avec The « G » mardi soir, je peux aussi vous dire que si vous n’avez pas réservé, inutile d’espérer une table ou une place au bar, le soir. Il est très prisé et l’intérieur est grand comme un grain de riz : 4 petites tables et un bar derrière lequel officie le chef, basta cosi. Le tout comme là bas, dixit the « G ».
Dois-je vous dire que si j’ai réussi à convaincre mon fiancé d’y retourner avec moi alors que lui, le japonais, ça le connait et qu’il pense avoir déjà tout vu en la matière à Paris, c’est que je pense que nous sommes là en terrain d’exception et d’excellence.
L’accueil est charmant et simple, on choisit les plats dans la carte qui est très large et sur les petits papiers collés au dessus du bar, qui mettent en évidence les coups de cœur du chef. Il y a tant de choses nouvelles qu’il va falloir y retourner souvent : Œufs de poisson piquants ( ???) Beignets de poisson au vinaigre, saumon séché…
 
J’ai choisi quelques sushis pour tester, celui au chinchard et au thon gras : Parfait. La bonne dose de wasabi qui fait qu’on n’est pas obligé d’en ajouter dans la sauce soja. J’ai continué avec un saumon grillé au soja, cuisson parfaite, et des aubergines au miso et à l’ail. Ca, c’était la trouvaille. Elles sont à tomber ces aubergines. Le miso se marrie très bien avec la douceur de leur chair et l’ail vient relever le tout. Le soir nous avons opté pour un plateau de sushis variés puis nous avons goûté (on ne s’arrêtait plus !) la bonite aux herbes avec une drôle de feuille qui ressemble à une feuille de murier mais qui se trouve être du basilic japonais, le thon cru haché à la ciboulette et pour finir l’anguille grillé au soja ! Nous avons aussi craqué pour une carafe de sake chaud, ce qui fait que je suis repartie d’une humeur de rêve.
Si vous êtes raisonnable, les prix sont très acceptables : les 25 pièces de sashimi sont à 17,50 € à la carte et les menus de déjeuner ne dépassent pas 25€. Evidemment si on ajoute les aubergines 8€ et le thon crus 11€, ça finit pas chiffrer mais bon, on ne va pas au Japon tous les jours, non plus…
 
SANKI
38, avenue Edouard-Vaillant 92 100 Boulogne Billancourt
01 46 08 38 38
Tous les jours sauf dimanche midi et lundi
Livraison à domicile également
 
 
*BFB 0% = Bouillon Fromage Blanc 0%
Le « BFB 0% » fait l’objet d’une rubrique à part là tout de suite à gauche. Il s’agit de ma diète perso de remise à niveau après plusieurs jours de rosé-qui-coule-à-flot et de dîners chez des copains plus obsédés par le fait qu’il faut bien se consoler de l’absence de soleil que par leur tour de taille. Evidemment ça marche aussi l’hiver après les plats mijotés des uns et des autres.
Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /2007 12:19
Pour
…retrouver les saveurs de l'Empire du milieu ou tout simplement les découvrir, il faut être très sélectif, je ne vous apprends rien. Il y a pléthore de restaurants chinois (je ne parle pas des autres asiatiques, les vietnamiens, les cambodgiens, les laotiens, les thaïs, les coréens…. Non, seulement des chinois.) mais il faut savoir choisir. Voici donc une toute petite sélection, mes préférés. Il y en a pour tous les budgets, des très chics, et des « tout petit prix ». Je me demande si je n'ai pas été asiatique dans une autre vie. J'adore jouer des baguettes. C'est beau sur une table, délicat à manier, n'autorise que les petites bouchées, on savoure lentement, c'est bien plus diététique que nos fourchettes.
    
EBIS
19 rue Saint Roch, 75001
01 42 61 05 90
Parfait pour déjeuner, pour un dîner rapide avant d'aller au cinéma ou pour emporter tout simplement chez soi. La cuisine est métissée d'influences japonaises, il faut donc définitivement commencer par les raviolis farcis, les fameux goyzas, avant la soupe de nouilles au porc haché, la spécialité maison. Il existe plus d'une dizaine de déclinaisons de soupe, c'est sain, nourrissant et peu cher. Le décor est sans chinoiseries, c'est clair, sobre et assez chic malgré les nappes en papier.
Voir aussi l'article le concernant du 25/07, rubrique "Cas par cas"
 
 
Mirama
17 r St Jacques 75005
01 43 54 71 77
Ah Mirama. Un vrai chinois avec le cuisinier en vitrine qui jongle avec bouillon et canard laqué, les deux spécialités délicieuses. C'est le lieu où j'aime aller déjeuner l'hiver lorsqu'il fait froid. C'est un peu sombre, il y fait chaud et humide (because le bouillon qui bout), il y a de la vapeur qui sort et de la buée partout. Pour le soir c'est un peu trop "bouiboui" pour The "G". On y parle fort, on vous malmène, la salle du sous sol est cafardeuse avec son éclairage aux néons, mais je passe sur tout ça pour déguster le poisson vapeur au gingembre et la soupe aux raviolis de crevettes. Pour un dîner improvisé, pensez à prendre des soupes et du canard laqué à emporter, c'est parfait! Evidemment très peu cher.  
 
 
Tong Yen
1 bis, Rue Jean Mermoz 75008
01 42 25 04 23
Tong-Yen.JPG A l'inverse des précédentes, voici une adresse du soir, très sophistiquée et chic. Thérèse la patronne qui trône à l'entrée en tailleur et sautoir façon Chanel vous reçoit et vous explique la carte, on y croise du people des années 70 tant cette table fut "à la mode" à l'époque. Goûter le poulet au miel et vinaigre. Entre 40 et 50 euros.


Délice Szechuen
40 avenue Duquesne, 75007 
01 43 06 22 55 
Une jolie adresse du 7ème, avec une mini terrasse face à un charmant petit square. Ce n'est pas d'une grande gaieté, mais le service des deux soeurs est très sérieux et c'est de bonne qualité. Très bon boeuf au poivre de Szechuen. 
Sur la partie sud-est du square, il y a un immeuble qui m'interpelle. Très étroit, il n'y a qu'une pièce par étage et il en compte 5... Qui peut bien habiter là?
 
 
Davé
12 rue de Richelieu, 75001
01 42 61 49 48
Ouvert il y a fort longtemps et toujours tenu de main de maître par Davé Cheung, un proche de Saint Laurent, Kenzo et bon nombre de people des années 70, c'était l'adresse mode par excellence. Aujourd'hui pendant la Fashion Week, le restaurant est toujours pris d'assaut par mannequins et starlettes, ce qui fait que c'était une des adresses préférées de mon fiancé qui s'y rendait avec des copains pour frimer. Depuis que Davé a failli l'embrasser sur la bouche sous prétexte que c'est ainsi qu'il salue Mick lorsqu'il vient chez lui, il n'ose plus y mettre les pieds même s'il sait que, oui, c'est vrai, Mick ne rate pas une occasion de venir dîner chez Davé, il l'a vu de ses yeux, c'est vous dire combien cette adresse est culte! Aujourd'hui hors période de défilé l'endroit est plutôt calme. Le décor est tout de velours rouge, c'est chaleureux et délicieux même s'il faut faire preuve d'imagination car on ne peut y consulter de carte. Il suffit de demander au maître des lieux ce qui vous ferait plaisir: "Oui, du poisson, mouis, ah non finalement du poulet, oui avec des nems et puis...." Entre 30 et 50 Euros . Parfait pour les dîners de seconde partie de soirée puisqu'il reçoit aussi après 22h30.
 
La Mer de Chine
159, Rue du Château des Rentiers, 75013
01 45 84 22 49 
Attention adresse "culte-venue-d'ailleurs". Un ovni dans le PGP (paysage gastronomique parisien). D'abord il faut y aller, dans la rue du Chateau des Rentiers. C'est pas facile-facile. Ensuite il faut oser pousser la porte en se demandant "qui diable m'a donc recommandé cette drôle d'adresse? Ah oui, c'est Louise...." Ensuite, il faut passer outre le décor un peu craspouille et demander la carte qui d'emblée vous projette à mille lieux-mille siècles comme Xulan dans Tigres et Dragons, et surtout, il ne faut pas hésiter à commander plein de trucs tellement c'est bon. Il ne faut pas avoir peur de l'ail - il ne faut jamais en avoir peur ça écarte les sorcières. Eviter peut être de s'y rendre avec son fiancé si on est encore en période rose (Ah l'état de grâce des 18 premiers mois... Il parait que c'est du à une hormone qui s'estompe en douceur et disparait totalement 18 mois plus tard. Nous sommes dépendants de bien peu de choses...) J'adooooore le crabe mou (en mue en fait), la soupe de vessies de poisson et les couteaux à la chinoise. Les coquillages, oui, pas les outils de torture absents des tables chinoises. On y trouve aussi des trucs plus classiques mais il s'agit de la cuisine du sud de la Chine, et de toutes évidences elle n'est pas piquée des hannetons.
 
Foc Ly
79, Avenue Charles de Gaulle 92200 - Neuilly-sur-Seine
01 46 24 43 36
LE chinois de Neuilly. Franchement c'est très bon et à l'image de son environnement, un peu chic et bourgeois.
 
Le New Nioulaville
32 rue Orillon, 75011
01 40 21 96 18   
L'adresse à faire avec les enfants pour les déjeuners du samedi et/ou du dimanche ou pour le fun avec des copains. Il faut imaginer une salle immense avec des aquariums partout comme à Hong Kong. On vous installe sur une grande table avec plateau tournant et nappes en papier et la fête commence. Il faut surtout y aller pour les dim-sum qui sont uniques. Loin des classiques bouchées ou croissants aux crevettes, il y en a de toutes formes et toutes sortes. Les serveurs passent avec de grands chariots, on soulève les couvercles, on regarde, on choisit un panier et on déguste.
 
Restaurant TANG
125 rue de la Tour 75116
01 45 04 35 35
Dans un coin reculé du 16ème, un restaurant très cher et très chic. Disons qu'il faut l'avoir fait une fois. Voila, c'est fait. Menu à 60 euros le soir.
 
 
CHEN
15 rue du Théatre, 75015
Adresse à éviter malgré son étoile au Michelin. Déco monstrueuse, plats prétentieux et très moyens, prix injustifiables.
 
Chez Vong
10, Rue de la Grande Truanderie 75001
01 40 26 09 36
Pas encore testé qui m'invite? Un des premiers chinois à Paris, un des meilleurs disent certains.
Par Louise - Publié dans : Asie aussi
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /2007 18:28
Voila…
…maintenant plus de deux semaines que je n’avais pas croqué dans un ravioli farci, et ça me manquait terriblement. Je profitais d’un déjeuner avec mon ami Georges pour reprendre contact avec les délices de l’Empire du Milieu. Mais si, je vous ai déjà parlé de lui : A 20 ans à la droite de Lelouch, à 30 aux cotés de Madame Claude, à 60 ans il produit avec un plaisir évident des films d’animation pour enfants. Pollux, c’est lui ! Nous nous retrouvons pour un faire un point de mi-année sur ses projets et les miens. 
Les miens vous les connaissez : Profitez de Paris, de ses petites places et de ses rues ensoleillées pour oublier mon job et ses déboires. J’ai de petites joies très simples : mordre à pleines dents dans un croissant chaud de chez Mullot, se diriger vers Saint Sulpice, boire un café au café de la Mairie en lisant mon journal, téléphoner à mes copines pour prévoir le déjeuner de midi ou la terrasse du soir, des petites joies certes, mais saines. Quant à lui, à part monter un film, une série, une chaîne de TV, des objets promos j’en passe et des meilleurs, rien d’autres… C’est fou ce qu’on peut encore faire quant on est beau et intelligent à soixante ans, non ? 
Nous nous sommes donc donnés rendez vous dans une de mes adresses chouchou que je consens à vous confier. EBIS. C’est un drôle de nom pour un drôle de lieu, caché dans une petite rue, qui quitte l’Opéra et longe l’église Saint Roch. Le chef est chinois mais sa culture et sa cuisine sont très influencées par le Japon. La clientèle est du reste très mélangée, visons large : elle est asiatique en majorité et c’est P1000006.JPG bon signe.  
Il  faut impérativement commencer par des goyzas, de gros raviolis farcis, grillés, à déguster avec de la sauce soja dans laquelle on fait délicatement tomber quelques gouttes d’huile de sésame. Ensuite on peut continuer avec la spécialité de la maison : les nouilles. Sautées, avec des crevettes, aux légumes, froides ou en soupes (la plus célèbre est la soupe de nouilles au porc haché), elles sont toutes délicieuses. La dernière fois, j’ai innové avec des aubergines au porc haché, pas mal non plus. 
Les prix sont très corrects, un menu soupe + goyzas avec un thé : 10,70 euros.
Après  chacun est reparti d’un pas léger, l’estomac en pleine félicité, vers la rue Saint Honoré, moi pour faire un arrêt chez Michel Cluizel, le chocolatier, sur lequel on tombe d’emblée quand on quitte la rue Saint Roch, lui, le téléphone vissé à l'oreille vers d'autres entreprises à monter, d'autres guerres à mener. 
Une  bouchée praliné plus tard, on peut faire un stop chez DVF (mais si, ma robe « wrap » blanche à taches d’encre noire… qui me vaut le surnom de Cruella au bureau) rue d’Alger, ou chez Jayr, chez qui mon fiancé rêve que je m’habille depuis qu’il a vu en vitrine la robe de tous ses fantasmes, une sorte de fourreau doré très très court avec un décolleté profond, dégoulinant dans le dos. On peut aussi tranquillement revenir au bureau en se disant, demain j’y retourne et c’est ce que j’ai fait aujourd’hui.
 
Ebis
19 rue Saint Roch, 75001
01 42 61 05 90

 

Par Louise - Publié dans : Restaurants cas par cas
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Pourquoi faire?

Pourquoi faire ?
 
Parce qu’on l'avait dit mystique, et que même si je l'aurais bien vu érotique finalement j’ai décidé qu’il sera gastronomique ce XXIème siècle.
 
Comment choisir un restaurant à Paris, qui emmener et où. Le meilleur choix pour ma tante et son mari, ma belle mère, mes meilleures amies, mes collègues américains, mon fiancé, seul ou avec ses copains, ma fille, mon prof de yoga, ou mon ami d'enfance fan de rugby.
 
Mes adresses chouchou, mes restaurants favoris, mes bistrots préférés, bref tout sur mes ballades gastronomiques à Paris !

Et puis aussi

Si vous m'aimez...

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 ... à ParisP1000015.JPG









  


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